Une intelligence artificielle d'OpenAI a piraté un site du gouvernement australien pour accéder à des données qu'elle ne trouvait pas en libre accès

Une intelligence artificielle d'OpenAI a piraté un site du gouvernement australien pour accéder à des données qu'elle ne trouvait pas en libre accès

Cet agent autonome d'IA a accédé à des fichiers qui ne sont pas publics du service de statistiques de la santé australien, a expliqué le Premier ministre du pays, qui déplore aussi le peu d'empressement de l'entreprise américaine à prévenir l'Australie de cet incident.

France Télévisions

Publié le 24/09/2026 07:55

Mis à jour le 24/09/2026 08:24

Temps de lecture : 1min

Le logo d'OpenAI, le 4 septembre 2026. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)

Un incident qui ne va pas calmer les inquiétudes liées à l'intelligence artificielle. Un agent autonome du géant américain OpenAI a infiltré un site internet gouvernemental australien en juin, un incident qualifié d'"inacceptable" par le Premier ministre Anthony Albanese, mercredi 23 septembre.

Cet agent d'IA a accédé à des fichiers publics et non publics du service de statistiques de la santé, a indiqué le chef du gouvernement australien à des journalistes à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Selon lui, OpenAI n'a alerté le gouvernement australien qu'en septembre, en envoyant un courriel décrivant l'incident à une adresse électronique générique destinée au grand public, où le courrier n'est relevé qu'une fois par jour.

"Aujourd'hui, je me suis entretenu avec le PDG d'OpenAI, Sam Altman, pour exprimer la vive inquiétude de l'Australie au sujet de cet incident", a déclaré Anthony Albanese. "Et j'ai aussi exprimé ma déception qu'il ait fallu beaucoup trop de temps à l'entreprise pour informer le gouvernement de ce qui s'était produit".

"Nous ne pensons pas que des informations personnelles aient été consultées à ce stade, mais les investigations se poursuivent" sous la houlette de l'Australian Signals Directorate, autorité compétente en matière de sécurité des systèmes d'information et de cyberguerre, a précisé le Premier ministre.

OpenAI a reconnu que ses agents autonomes avaient ciblé plusieurs sites gouvernementaux australiens, et s'en être aperçu en août. "Nous avons identifié des activités impliquant plusieurs sites web et services du gouvernement australien, dans lesquels nos modèles tentaient de chercher des réponses", a indiqué le groupe dans une réaction transmise à l'AFP mercredi. "Au cours de ce processus, nos modèles ont pris des mesures que nous n'avions pas prévues", a ajouté la société.

Le modèle d'OpenAI cherchait des données sur les dépenses de santé du gouvernement australien, dans le cadre d'un exercice visant à évaluer les performances de l'outil. "Il a posé une question, l'information n'a pas été fournie, et au lieu de laisser tomber, il a escaladé la clôture", a résumé le ministre australien de la Défense, Richard Marles.

Ce nouvel incident survient alors que la préoccupation monte dans le monde au sujet de la puissance des outils d'IA avancée, après une série de piratages commis de leur propre initiative par des modèles d'OpenAI et de ses concurrents Anthropic et Google.

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