Véhicules autonomes : des villes d’Île-de-France candidates pour tester les robots-taxis
La France, désireuse de rattraper son retard dans les véhicules autonomes, a dévoilé vendredi 23 octobre plusieurs projets de tests en conditions réelles, dont deux expérimentations de robots-taxis en région parisienne, candidates à un programme porté par la Commission européenne.
Les robots-taxis autonomes – des voitures sans chauffeur, bardées de capteurs – sont en plein essor aux États-Unis et en Chine, mais commencent à peine à émerger en Europe.
Pour la France, deux propositions d’expérimentations de robots-taxis réunissant acteurs publics et privés ont été présentées vendredi à l’occasion des Assises du véhicule autonome, organisées à Paris. « Il y a dix ans, le véhicule autonome relevait encore de la prospective. Aujourd’hui, nous parlons de déploiements concrets », a déclaré Philippe Tabarot, ministre des transports, cité dans un communiqué.
La ville de Clichy (Hauts-de-Seine), la compagnie de taxi G7 et la start-up française Milla, spécialiste des véhicules autonomes, ont annoncé vendredi dans un communiqué commun avoir posé leur candidature au programme européen ADACities.
Les deux projets évalués
Ce programme doit aider plusieurs villes pionnières dans différents États membres à passer des tests ponctuels aux véritables déploiements opérationnels pour les véhicules autonomes équipés d’ADAS (acronyme anglais désignant les systèmes avancés d’aide à la conduite).
La métropole du Grand Paris, la plateforme de mobilité partagée Bolt et le constructeur automobile Stellantis ont eux aussi soumis leur projet d’expérimentation, prévu à partir de 2028 dans cinq communes du nord-ouest du Grand Paris, d’après le communiqué du ministère des transports. Deux zones de tests sont envisagées à ce stade, sans certitude sur la décision finale : le couloir La Défense-Nanterre-Rueil-Malmaison, à l’ouest de Paris ou le corridor entre Saint-Denis et Villepinte, qui mène à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle.
Ces deux projets français vont désormais être évalués pour déterminer s’ils seront retenus ou non pour bénéficier d’un financement européen.
Le groupe Stellantis, qui chapeaute notamment les marques Peugeot, Citroën et Fiat, a aussi annoncé vendredi dans un communiqué qu’il allait collaborer avec la start-up britannique de conduite autonome Wayve et l’entreprise de processeurs IA Nvidia, pour favoriser le déploiement des véhicules autonomes.
Toujours dans la région capitale, l’autorité organisatrice des transports, Île-de-France Mobilités (IDFM), avait annoncé en septembre son ambition d’avoir mis en circulation une centaine de minibus sans chauffeur sur les routes franciliennes d’ici 2030.