Villeurbanne. « Ici, c’est Marseille » : une véritable fusillade éclate en plein jour près d’un point de deal

Villeurbanne. « Ici, c’est Marseille » : une véritable fusillade éclate en plein jour près d’un point de deal

Une fusillade a éclaté à Villeurbanne, aux abords d’un point de deal, en fin d’après-midi, lundi, a appris Le Progrès.

Des coups de feu ont été tirés avec une arme longue depuis une voiture, à hauteur des rues Eugène-Réguillon et du docteur-Frappaz, au nord du quartier de Grandclément.

Le ou les individus visés ont répliqué avec une arme de poing. Aucune personne n’aurait a priori été blessée par balle au cours de cette scène angoissante, survenue en plein jour, vers 18 heures, un horaire où l’espace public peut être très fréquenté par des passants.

Des douilles retrouvées

D’importants moyens de police ont convergé sur les lieux (CRS, compagnie départementale d’intervention, brigade anticriminalité…). Deux témoins avaient rapidement signalé les événements lors d’appels 17.

Une dizaine de douilles ont été rapidement retrouvées sur place, alors que les investigations techniques et scientifiques ne faisaient que débuter. Le périmètre est bouclé.

Equipes locales « affaiblies »

Selon des voisins interrogés par Le Progrès , deux individus étaient présents dans le véhicule qui a ouvert le feu. Ils étaient semble-t-il encagoulés et paraissaient très jeunes. Ils auraient crié : “Ici, c’est Marseille”.

Un propos qui pourrait désigner des commanditaires. « On a eu des tentatives de montée de la DZ Mafia [une importante organisation criminelle marseillaise], je pense qu’il y en aura d’autres. Ils ne sont pas arrivés à s’implanter. Il y a beaucoup de pressions venant du sud parce qu’on a affaibli nos équipes locales », confiait au Progrès , en février, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, alors sur le départ.

Ce serait la première fois qu’une véritable fusillade, avec des échanges de coups de feu mutuels, éclaterait dans l’agglomération lyonnaise, sur fond de narcotrafic, entre bandes rivales, au cours de ces dernières années. La Métropole de Lyon est souvent le théâtre d’attaques à sens unique, où un ou des tireurs font feu en direction d’un point de deal, allant jusqu’à tuer des adversaires, avant de prendre la fuite sans être inquiétés par des balles retour.

Dans le Rhône, le dernier narchomicide remonterait au 24 mai, dans le quartier sensible des Minguettes, à Vénissieux (Est lyonnais), où un jeune homme de 19 ans avait été tué par arme à feu  près d’un point de deal.