Viol et meurtre de Loana, 10 ans, dans les Ardennes : l'accusé condamné à 30 ans de réclusion criminelle
l'essentiel Jean-Baptiste M., 60 ans, a été condamné ce mercredi 9 septembre à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Ardennes à Charleville-Mézières pour les viols et le meurtre de Loana, 10 ans, en 2023 à Sedan.
L'accusé des viols et du meurtre de Loana, 10 ans, en 2023 à Sedan, a été condamné ce mercredi 9 septembre à 30 ans de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté des deux tiers, par la cour d'assises des Ardennes à Charleville-Mézières.
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L'avocate générale avait requis la réclusion criminelle à perpétuité réelle, c'est-à-dire sans aménagement de peine, à l'encontre de Jean-Baptiste M., 60 ans, qui avait reconnu les faits du bout des lèvres lundi, au premier jour de son procès.
"Une peine juste"
Les larmes aux yeux, Peggy Creton, la tante de Loana, a déclaré se sentir "soulagée" par ce verdict, espérant que la famille pourra à présent "reprendre une vie presque normale". Elle a cependant regretté de n'avoir "pas complètement" eu les réponses de l'accusé qu'elle attendait, comme Jean-Baptiste M. s'est exprimé de manière minimaliste durant son procès.
"C'est une peine qui paraît juste, en tout cas ça a été ressenti comme cela par l'ensemble des parties civiles aujourd'hui", a réagi M. Mathias Darmon, avocat de l'association Innocence en danger. La période de sûreté des deux tiers a "matière à nous rassurer" car "on s'attend à ce qu'il passe le restant de sa vie derrière les barreaux, et c'est ça qui est aussi satisfaisant pour les parties civiles aujourd'hui", a-t-il ajouté.
"Viols horrifiques"
"J'ai l'impression que c'est une décision qui est équilibrée", a commenté l'avocate de la défense, Me Pauline Vidal, qui "ne pense pas" que son client fera appel. Dans son réquisitoire l'avocate générale avait évoqué des "faits très éprouvants", commençant par la "violence de ces viols" et "l'extrême douleur causée" à Loana. Des "traces de strangulation manuelle" et des hématomes "sur le visage" de la fillette avaient été relevés.
Lorsque Loana a tenté d'échapper à son bourreau, "il est allé jusqu'au bout", avait-elle poursuivi, rappelant la présence de "12 plaies cutanées" causées par des coups donnés avec une quille en bois et le "fracas de la boîte crânienne" menant au décès. L'avocate générale avait aussi souligné des viols post-mortem "dans des conditions horrifiques" alors que le corps de la petite fille baignait "dans son sang". Jean-Baptiste M. a "globalement reconnu les faits" mais "sans précision", avait encore relevé l'avocate générale, estimant que ses remords traduisaient "de la honte et non de la culpabilité".