Violences du 17 octobre : "Ils ne sont pas toujours en première ligne…" Des organisateurs et des meneurs n’ont pas encore été interpellés, des enquêtes en cours pour les "identifier"
Ce mercredi 21 octobre 2026, le procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier, a fait le point sur les interpellations et les condamnations qui ont eu lieu ces derniers jours dans le cadre de la mobilisation du samedi 17 octobre. L’occasion pour lui de réaffirmer sa volonté d’une politique pénale forte, et de rappeler que les enquêteurs sont toujours sur le pied de guerre.
Ce mercredi 21 octobre, le procureur de la République, Jérôme Bourrier, est revenu sur le volet judiciaire de la mobilisation du 17 octobre, lors d’une conférence de presse organisée aux côtés du préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Motte.
Dans son bilan, le procureur a rappelé que si 27 personnes ont été placées en garde à vue, "seulement cinq procédures ont été classées sans suite". Les 22 autres ont été déférées devant le parquet de Perpignan, dont neuf mineurs (soit le plus grand nombre de mineurs sur tout le ressort de la cour d’appel de Montpellier, ndlr).
À noter que plusieurs d’entre eux, parmi les majeurs interpellés, ont déjà été jugés devant le tribunal correctionnel de Perpignan entre lundi et mardi, dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Le "parquet prendra, quels que soient les antécédents judiciaires des prévenus poursuivis, des réquisitions de mandat de dépôt aux fins d’incarcération immédiate", avait d’ailleurs annoncé, quelques jours plus tôt, Jérôme Bourrier. Une volonté qu’il a de nouveau réaffirmée et "assumée pleinement", ce mercredi.
Si pour la journée de lundi les prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme aménageables, ça n’a pas été le cas pour d’autres qui ont été jugés mardi et dont les peines ont été durcies par les juges.
"Les meneurs n’ont pas le même profil"
Autre point révélateur sur ce volet : le profil des prévenus. La grande majorité n’avait pas d’antécédent judiciaire. Certains étaient en apprentissage ou en CDI, tandis que d’autres étaient pères ou futurs pères de famille.
"Le travail judiciaire ne s’arrête pas là. Nous avons des enquêtes en cours qui visent […] à identifier et à interpeller des organisateurs ou des meneurs qui n’ont pas le même profil", a souligné Jérôme Bourrier, avant d’ajouter : "En général, ils ne sont pas toujours en première ligne et ce n’est pas toujours eux qu’on interpelle en premier."
Enfin, concernant les mineurs interpellés, des réquisitions ont déjà été prises par le parquet de Perpignan à leur encontre. "Il s’agit de mesures à vocation éducative qui se mettent en place immédiatement jusqu’à leur comparution devant le tribunal pour enfants" qui devrait intervenir entre novembre et décembre.