Violences du 17 octobre : menaces de mort, critiques… la sortie polémique d’un conseiller municipal de Rodez après l’incendie de la mairie de Limoges
Au lendemain de la mobilisation du 17 octobre 2026, un élu d’opposition à la mairie de Rodez a réagi à l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges. Une prise de position qui fait réagir dans la ville aveyronnaise.
Le samedi 17 octobre 2026 a été marqué par des violences urbaines, notamment des dégradations et pillages dans de nombreuses villes de France. Mais une image a été particulièrement marquante : l’hôtel de ville de Limoges, en flammes. À noter que le bâtiment, qui est en partie classé aux monuments historiques, a vu sa charpente et son pignon central détruits.
"Je ne vais pas pleurer pour une mairie qui brûle"
Florian Monteillet, conseiller municipal et communautaire d’opposition à Rodez, au sein du groupe de gauche Rodez Citoyen, a pris la parole à ce sujet sur les réseaux sociaux. "Non, je ne vais pas pleurer [pour] une mairie qui brûle", peut-on lire.
Ce dernier admet que "comme tout incendie, c’est un acte dangereux qui peut mettre des vies en danger", que le bâtiment du XIXe siècle était "une partie remarquable de notre patrimoine". Mais il a indiqué également que l’hôtel de ville "reste un lieu symbolique et effectif du pouvoir. Tout comme l’Élysée ou le Parlement".
"Ce n’est pas nouveau. Qui sème la misère récolte la colère. Et la colère est là, nourrie par la destruction des services publics et de l’environnement, par le mépris de l’expression populaire, par des gouvernements qui accentuent les inégalités et protègent les privilégiés, par une répression toujours plus féroce et disproportionnée."
Les réactions
À Rodez, cette prise de position ne fait pas l’unanimité. "Je me désolidarise pleinement de la prise de position de Florian Monteillet. Ses propos lui sont propres et ne sauraient engager le collectif Rodez Citoyen", a réagi Sarah Bonvalet-Younès (Les Écologistes), sa colistière au sein du groupe d’opposition Rodez Citoyen, citée par nos confrères de Centre Presse.
"C’est fou que l’on puisse dire ça ! C’est un discours de factieux", a de son côté lancé le maire de Rodez, Stéphane Mazars, lors de son discours prononcé devant l’hôtel de ville. L’autre groupe d’opposition, Tous Ruthénois, a également fait part de son indignation face aux propos tenus par Florian Monteillet. Ce conseil municipal de Rodez est unanime, note le quotidien local.
De son côté, La France insoumise a affirmé ne pas être en lien avec l’élu ruthénois et sa déclaration. "Je tiens à rappeler qu’il n’est pas Insoumis. Incendier une mairie n’est évidemment pas un mode d’action qui permet de soutenir les revendications contre la vie chère et la politique de Macron", a écrit un représentant de la section locale du parti.
Dans un autre post, Florian Monteillet a indiqué avoir reçu des menaces de mort. "Ce n’est pas que je n’aime pas les menaces de mort et tutti quanti, mais je restreins les commentaires", a-t-il écrit, cité par France 3.