"Vous allez voir à quel point c’est vicieux", Julien Courbet viré de l’antenne du jour au lendemain

"Vous allez voir à quel point c’est vicieux", Julien Courbet viré de l’antenne du jour au lendemain

Invité du podcast "Jamais dit", Julien Courbet est revenu sans détour sur son passage sur France 2 et, surtout, sur les circonstances de son éviction de la chaîne. L’animateur, qui assure ne pas regretter son parcours, garde néanmoins un souvenir particulièrement amer de la manière dont son départ aurait été décidé. "Je n’étais pas fait pour aller sur France 2. C’est bien fait pour moi, je n’avais qu’à ne pas y aller", confie-t-il avec une certaine distance. Mais derrière cette formule se cache une expérience qu’il décrit comme très différente de celle qu’il avait connue auparavant sur TF1.

"On me demandait si je connaissais un ministre"

Julien Courbet explique notamment avoir été surpris par les méthodes qu’il aurait rencontrées lors de certains rendez-vous professionnels à France 2. "France 2, je ne veux pas rentrer dans les détails de tout ce que j’ai vu ou entendu, c’est une réalité", raconte-t-il dans le podcast. L’animateur oppose alors cette expérience à celle vécue sur TF1, sous la direction de Patrick Le Lay et Étienne Mougeotte.

Selon lui, les discussions y étaient beaucoup plus directes. "Mougeotte nous disait directement : “Non, ça ne marchera pas, je ne prends pas ça” ou alors : “Ça, je le veux !” Ça durait deux minutes et on ne me demandait pas si je connaissais X ou Y ", se souvient-il.

Mais ce n’est pas tant son expérience professionnelle sur France 2 que la manière dont son départ aurait été orchestré qui semble encore le marquer.

Une éviction qu’il juge particulièrement « vicieuse »

Julien Courbet revient ensuite sur ce qu’il considère comme le véritable point noir de cette période : les raisons et les circonstances de son éviction.

"Je n’ai pas à me plaindre, mais c’est la façon dont ils l’ont fait", affirme-t-il. L’animateur évoque alors une décision qu’il estime liée à un tweet publié après la suppression d’une partie de son émission. "Vous allez voir à quel point c’est vicieux", prévient-il avant de livrer sa version des faits.

D’après son récit, la direction aurait décidé de le remercier après la publication de ce message sur les réseaux sociaux. Mais Julien Courbet affirme que le tweet n’était pas à l’origine de sa réaction : il aurait surtout été motivé par les informations dont il disposait concernant la suppression d’une partie de son programme.

L’histoire du feuilleton acheté par un proche d’un dirigeant

Pour expliquer cette situation, Julien Courbet rapporte une scène qui aurait, selon lui, joué un rôle dans la suite des événements. L’animateur affirme avoir été prévenu qu’un "grand patron" de la chaîne avait un proche qui avait acheté un feuilleton et cherchait ensuite à lui trouver une place à l’antenne.

"Il est venu me voir et m’a dit : “Je t’en supplie, j’ai acheté ce feuilleton, je ne sais pas quoi en faire”", raconte Julien Courbet. Toujours selon son témoignage, le feuilleton aurait ensuite été évoqué lors d’une réunion de direction. Il rapporte alors une phrase particulièrement brutale :"Bon allez, giclez Courbet et on met ça !".

Une affirmation lourde de conséquences, que l'animateur présente comme l'explication de la décision prise à son encontre. Dans son récit, la suppression d'une partie de son émission et son éviction ne seraient donc pas simplement liées aux performances du programme, mais s'inscriraient dans une décision déjà motivée par d'autres considérations.

Sur le même sujet

  • “Sans prendre un centime de bénéfice” : Cyril Hanouna, ce qu’il a fait en coulisses pour le concert Solidarité incendies diffusé sur M6

    "Sans prendre un centime de bénéfice", Cyril Hanouna, ce qu'il a fait en coulisses pour le concert Solidarité incendies diffusé sur M6
  • Flavie Flament, quand “l’argent coulait à flot” : son “contrat mirifique” à 400 000 euros, sans travailler

    Flavie Flament, quand "l'argent coulait à flot" : son "contrat mirifique" à 400 000 euros, sans travailler
  • Flavie Flament : après sa plainte contre Patrick Bruel, elle officialise avec un chroniqueur de Julien Courbet

    Flavie Flament : après sa plainte contre Patrick Bruel, elle officialise avec un chroniqueur de Julien Courbet