Wittelsheim : les griefs des dissidents de la majorité municipale contre la maire RN

Wittelsheim : les griefs des dissidents de la majorité municipale contre la maire RN

Les six élus de la majorité municipale RN de Wittelsheim, dont trois (sur neuf) adjoints, ayant demandé, avec cinq élus de l’opposition, d’inscrire le retrait des délégations de la maire Raphaële Schober à l’ordre du jour du prochain conseil municipal de Wittelsheim, ont décidé de préciser les motivations les ayant conduits à entreprendre cette démarche.

Les élus s’en prennent notamment à la façon d’opérer de la maire, telle qu’ils l’ont vécue et ressentie. « Rapidement après l’installation du conseil municipal, le pouvoir s’est concentré entre les mains de la maire et de deux des adjointes. Nous avons l’impression qu’elle n’accorde aucune confiance à ses équipiers », expliquent-ils. « Elle est de plus capable de dire tout et son contraire dans la même journée. Lors des réunions de municipalité, personne n’intervient ou n’ose voter contre, de peur des représailles. Des décisions sont prises sans nous consulter, et nos propositions sont systématiquement retoquées. Nous pensons que cette attitude débouche sur des dysfonctionnements. »

La maire RN de Wittelsheim Raphaële Schober est sous le feu des critiques d’une partie de sa majorité municipale, qui demande désormais le retrait de ses délégations.   Photo archives Vincent Voegtlin

La maire RN de Wittelsheim Raphaële Schober est sous le feu des critiques d’une partie de sa majorité municipale, qui demande désormais le retrait de ses délégations.   Photo archives Vincent Voegtlin

« Cette frustration nous a poussés à agir »

L’un des adjoints dissidents se dit victime de manque de respect et de harcèlement moral, qui aurait sur lui des répercussions physiques. « J’ai vécu un calvaire et décidé de porter plainte », affirme-t-il.

Le groupe reproche également à la maire « de ne rien entreprendre » en l’attente de la décision du tribunal administratif quant à une possible annulation de l’élection. « Nous pensons qu’elle a peur de perdre des voix, mais cela se fait au détriment de la population qui constate que, hormis les cafés seniors, rien n’est engagé », expliquent-ils. « De plus, et c’est un comble, elle nous désigne comme coupables de cette inaction. C’est aussi cette frustration qui nous a poussés à agir. »

Dans l’impossibilité de s’expliquer avec leur maire, ils ont décidé de l’affronter. Convaincus de plus que la maire n’appliquera pas leur programme, les élus dissidents affirment agir pour les habitants de la commune « avant qu’il ne soit trop tard ».

Le conseil municipal du 24 septembre est finalement annulé. Il devrait se tenir en octobre.