"Le chemin est dur, mais c’est ce parcours qui nous permettra d’être championnes du monde", pense Ratier

"Le chemin est dur, mais c’est ce parcours qui nous permettra d’être championnes du monde", pense Ratier

Loin d'être abattu après la défaite de ses joueuses à Lyon pour leur match de reprise (14-28), le sélectionneur des Bleues s'est au contraire projeté sur la marge de progression que doit encore combler son équipe afin de tenir tête aux meilleures du monde.

Après ce match contre la Nouvelle-Zélande, quel sentiment prédomine ? Y a-t-il des motifs d’inquiétude ?

Non, pas d’inquiétude. C’est notre premier match international d’une série de six. On savait qu’on n’avait pas le rythme international, là où nos adversaires avaient déjà deux matchs dans les jambes contre l’Australie et l’Afrique du Sud. Ce rythme de match ne s’invente pas et ne se reproduit pas à l’entraînement. Donc non, il n’y a pas d’inquiétude.

Vous avez connu quelques difficultés dans le secteur de la touche. Comment l’expliquez-vous ?

Il y a eu des erreurs techniques, c’est certain. On va analyser tout ça et débriefer avec les joueuses. On savait aussi qu’on était moins grandes que d’habitude, avec moins d’options aériennes que lorsque l’on dispose de joueuses comme Manae Feleu ou Madoussou Fall. Mais je garde toute ma confiance envers ce groupe. Elles ont d’autres qualités, elles se sont envoyées en défense et ont récupéré énormément de ballons au sol.

On sent toutefois une pointe de frustration sur l’utilisation de ces ballons récupérés…

Oui, c’est le sentiment qui domine. On a beaucoup travaillé en défense pour récupérer des ballons grâce à notre stratégie et au courage des filles, mais le momentum ou l’action d’après nous fait reperdre le ballon. C’est typique d’un manque de rythme. On ne peut pas absorber autant de collisions, gagner des ballons et ne pas capitaliser dessus. C’est frustrant, mais cela fait partie du chantier de notre cycle. Il y avait aussi des options dans les couloirs qu’on avait identifiées et qu’on avait validées à l’entraînement, mais qu’on n’a pas su réaliser assez souvent. On continue d’apprendre.

L’équipe semble encore un cran en dessous des meilleures nations mondiales…

On est encore un peu loin, mais pas si loin. Ces six matchs de haut niveau vont nous apporter énormément d’enseignements. C’est dur de perdre à domicile, surtout quand on est une équipe nationale, personne n’aime ça. Il n’y a pas de miracle : le chemin est dur, mais c’est ce parcours qui nous permettra d’être championnes du monde dans trois ans.