Zizou Bergs après l'élimination de la Belgique en Autriche : "Je veux juste dire que j'ai tout donné sur le terrain"
Vienne restera un souvenir amer pour Zizou Bergs. Opposé à Jurij Rodionov (ATP 142), le Limbourgeois (ATP 38) s'est incliné dans le quatrième match de la rencontre, samedi, scellant du même coup la défaite 3-1 de la Belgique face à l'Autriche. Une désillusion collective pour les Red Aces, qui manquent ainsi le Final 8 pour la deuxième année consécutive, après les demi-finales décrochées la saison passée. Visiblement affecté au sortir du court, le meilleur joueur belge s'est prêté au jeu des questions-réponses.
Zizou, on vous a trouvé très nerveux par rapport à votre match de vendredi, où vous aviez expliqué que la clé de votre victoire avait été de rester positif. À quels éléments était-ce lié ?
Je ne sais pas. C'est parfois dur de réaliser quand tu vis vraiment ton moment. Parce qu'évidemment, tu es dans l'émotion. Et pour avoir une image assez claire, c'est de temps en temps mieux d'analyser à tête reposée ce qui t'est arrivé. En tout cas, je peux dire que je me suis battu jusqu'au bout. Simplement, quand tu veux vraiment quelque chose et que tu essaies tant et plus, tu le vis avec encore plus d'émotions. J'ai essayé, comme vendredi, mais ça ne voulait pas tomber de mon côté. À un moment donné, ça part dans le bon sens. Et puis de nouveau, je retombe dans mes erreurs. Donc oui, c'est dur de donner une bonne réponse là, sur le moment.
Vous étiez le seul joueur du top 100 dans cette rencontre, et tout le monde disait que Zizou devait gagner ses deux matchs. Est-ce qu'à un moment donné, la pression sur vos épaules n'a pas été trop pesante ?
Non, je ne pense pas. Vous le savez, la Coupe Davis ne se joue pas aux classements. Aujourd'hui, les Autrichiens ont très bien joué. Nous, en tant qu'équipe, on a vraiment fait tout ce qu'on pouvait pour finir avec la victoire. Simplement, l'Autriche était meilleure.
Steve Darcis après la défaite en Autriche : "On va peut-être se faire critiquer parce qu'on était plus forts sur papier, mais j'en ai rien à carrer"Vous avez été un peu malade aussi cette semaine. Est-ce que ça a eu un impact sur vos performances ?
Je n'aime pas trop parler de ça. Je veux juste dire que j'ai tout donné sur le terrain. Il faut reconnaître que mon adversaire était meilleur. Peut-être que si j'avais pris mes opportunités, c'était un autre match. Mais ça ne sert à rien d'en parler car je n'ai pas réussi à le faire.
Est-ce que vous êtes plutôt du genre à traîner ce genre de défaite plusieurs jours ou, au contraire, à repartir au travail dès le lendemain ?
Je penche plutôt pour la deuxième option. Évidemment que cette défaite me fait énormément mal. Les bons moments en Coupe Davis sont incroyables, ce sont des souvenirs qui restent pour toute ta vie. Cela signifie que les défaites sont inversement proportionnelles. Mais je suis un mec de processus. J'ai un but avec cette équipe, et je veux l'atteindre. Ça veut dire qu'il faut travailler comme un malade pour s'améliorer comme joueur, comme individu et finalement comme équipe aussi.
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