Après le Tour, la Vuelta : pourquoi Cian Uijtdebroeks n'y arrive toujours pas un an après son arrivée chez Movistar
Comme un air de déjà-vu. Après son abandon sur le Tour de France, Cian Uijtdebroeks a déjà quitté la Vuelta, ce mercredi. Sa cheville blessée et une nouvelle journée de calvaire ont eu raison de sa détermination.
Mardi, à l'arrivée de l'étape d'Andorre, le Belge a craqué. Dernier, à 26 minutes de Tadej Pogacar, il venait de passer la journée à subir sur les routes de son lieu de résidence. "Je ne peux plus supporter la douleur", soufflait-il. Quelques heures plus tard, Movistar annonçait officiellement son retrait. Après quatre étapes seulement.
Touchée lors de la deuxième étape, dimanche, lors d'une chute dans un rond-point, alors qu'il tentait de rejoindre le peloton après un incident mécanique, sa cheville ne lui permettait plus de poursuivre. Des examens complémentaires ont révélé une blessure "plus sérieuse qu'initialement estimé", a expliqué l'équipe espagnole.
Cian Uijtdebroeks, dernier de la 4e étape de la Vuelta chez lui à Andorre, n'a pu retenir ses larmes: "Je n'en peux plus de cette blessure"Une saison sans continuité
Ce nouvel abandon résume une première année chez Movistar marquée par les contretemps. Dès février, une chute au Tour de la Communauté valencienne lui avait occasionné une fissure au coude gauche.
Tout n'a pourtant pas été à jeter. Huitième du Tour de Catalogne et septième du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, Uijtdebroeks a confirmé son potentiel sur les courses d'une semaine. Mais les deux grands rendez-vous de son été, le Tour et la Vuelta, ont tourné court. Et le constat dépasse même cette saison : depuis sa huitième place sur la Vuelta 2023, le Belge n'a plus terminé un grand Tour.

Une gestion qui interroge
Cette nouvelle sortie prématurée replace aussi Movistar sous le feu des critiques. Avec une question centrale : fallait-il laisser Uijtdebroeks poursuivre jusqu'à cette arrivée en larmes en Andorre ? Sa volonté de s'accrocher, quasi à domicile, est compréhensible. Mais le rôle de son entourage est aussi de savoir quand l'arrêter.
Le débat rappelle celui du Tour de France, où le Belge avait continué à courir malgré un épisode de fièvre. Il faut toutefois rappeler que le staff médical avait donné son accord à la poursuite de l'épreuve. Sur la Vuelta également, il avait été examiné et autorisé à repartir après sa chute.
Ce suivi ne suffit pas à évacuer les questions sur sa prise en charge. Dans les deux cas, n'aurait-il pas été plus prudent de renoncer plus tôt ? Poser la question, c'est y répondre.
Sa saison pourrait être terminée
Et la suite ? Le Tour de Lombardie pourrait encore offrir un horizon à sa fin de saison, si sa cheville le permet. Mais à 23 ans, après deux énormes désillusions à digérer, il serait peut-être plus sage de tourner la page de cette saison pour retrouver la santé et préparer sereinement 2027. Car le potentiel d'Uijtdebroeks n'a certainement pas disparu. Il lui reste à pouvoir l'exprimer dans la durée.
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