Au coeur d'une Ligue 1 qui consume ses entraîneurs, Luis Enrique et Digard font office d'exceptions
Symbole de la folie sur les bancs en France, seuls deux entraîneurs sortent de deux saisons pleines dans l'élite avec le même club et y sont toujours : Luis Enrique et Didier Digard. Nommé le 5 juillet 2023 au PSG pour deux ans, l'Espagnol va entamer son quatrième exercice avec le club de la capitale et possède la plus grande longévité en cours en Ligue 1 avec 102 matches dirigés dans le Championnat. Successeur de Christophe Galtier, le natif de Gijon a bénéficié du soutien récurrent de sa direction et a réussi à construire un effectif à son image et au style de jeu identifiable, récompensé par les deux premières Ligues des champions du club.
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Avant même ce doublé historique, Nasser al-Khelaïfi avait, le soir de la remontée vitale contre Manchester City en phase de ligue (0-2, victoire 4-2, le 22 janvier 2025), présenté l'Asturien comme « le meilleur coach au monde ». « Il a aussi été critiqué, avait enchaîné le président. Mais même si on avait perdu ce match, il serait resté le meilleur au monde. » Le Qatarien répondait alors à une question afin de savoir si le technicien avait bien paraphé une prolongation.
Officialisée le 7 février 2025, celle-ci, de deux ans, avait été signée en octobre 2024 lors de la trêve internationale. L'envie était partagée depuis des semaines, l'état-major y avait réfléchi dès le printemps, avant même la conclusion d'un premier exercice auréolé du doublé Coupe-Championnat et d'une demi-finale de C1. Formaliser l'affaire n'avait pris que cinq minutes et Luis Enrique avait prolongé jusqu'en 2027. Ces derniers mois, un nouvel accord a été trouvé pour étendre son bail jusqu'en 2030, même si cela n'a pas encore été officialisé.
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Digard n'a prolongé qu'en juin
Digard est donc le deuxième entraîneur le plus ancien et l'annonce de cette situation aurait, à une époque, surpris. Le 23 février 2025, Le Havre était avant-dernier, Digard, sifflé par le public du Stade Océane après une claque face à Toulouse (1-4), devait faire face à un contexte très compliqué. Toujours soutenu par sa direction lui aussi, le technicien a redressé la barre, et le voilà sur deux maintiens en deux saisons.
Intronisé le 1er juillet 2024, l'ex-intérimaire de Nice était revenu chez son club formateur avec un premier contrat comme entraîneur numéro 1 officiel. Un bail de deux ans, plus une saison en option en cas de qualification européenne. L'Europe n'ayant pas été atteinte, son contrat arrivait à terme le 30 juin, mais sa prolongation était souhaitée par l'état-major et les supporters.
Pendant des mois, les négociations ont attendu, car Digard tenait le même discours : le maintien d'abord, son contrat ensuite. Le maintien, Le Havre l'a de nouveau décroché lors de l'ultime journée mais, début juin, rien n'était encore annoncé. « Les discussions avancent », se voulait rassurant Jean-Michel Roussier, le président.
Digard souhaitait voir s'améliorer les infrastructures du centre d'entraînement, dont la qualité des terrains, il désirait en savoir plus sur l'architecture structurelle du club et avoir des garanties financières. Courtisé mais rassuré sur ces points, le coach a officiellement prolongé d'un an, plus un en option, le 11 juin. Et à 40 ans, le voilà parmi les deux « dinosaures » des clubs de L1.