"On a fait passer ce message : faire des choses plus simples", Lucu explique le redressement des Bleus
C’est un capitaine aussi frustré de la première période des siens qu’heureux du résultat final qui s’est présenté devant les micros, à l’heure de débriefer le succès du XV de France en Australie.
Quel est votre premier sentiment, à chaud, après cette première victoire de l’histoire du XV de France au Suncorp Stadia ?
C’est beaucoup de bonheur, on est venus ici pour défier ces équipes chez elles. On a l’habitude de jouer ces adversaires chez nous en novembre, moins de performer chez elles. Il y avait beaucoup de frustration la semaine dernière, on est content d’avoir cette fois des sourires à la fin, et un résultat positif.
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Vous vous êtes rendus la première période très compliquée, avec parfosi un peu trop de "facilité"...
Il fallait qu’on arrive à garder les ballons dans les couloirs des cinq mètres. Parfois, on avançait de quarante mètres et on le perdait. Ce qu’on s’est simplement dit, c’est qu’il fallait faire un ruck de plus et les mettre à la faute sur le retour, comme eux le faisaient. On voulait marquer trop vite en faisant des exploits. Il s’agissait juste de faire des choses très simples, car les opportunités étaient réelles. Dès qu’on s’est mis à conserver ces ballons, tout allait beaucoup mieux.
Quelles ont été les consignes, à la mi-temps ?
Le constat, c’est qu’il y avait des moments où on se mettait en danger en perdant des ballons trop facilement. On a fait passer ce message : faire des choses plus simples, être plus durs, et qu’on termine avec cette énergie là. Jouer devant la défense, moins derrière, utiliser nos gros porteurs. C’est tout de même plus facile, ce jeu, quand on se met dans l’avancée. Tout n’était pas à jeter dans notre première période mais on perdait trop de ballons. En deuxième mi-temps on a remis les choses dans l’ordre.
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En première période, vous avez aussi concédé un renvoi d’en-but et deux 50/22. Qu’avez-vous modifié à la pause ?
Ces 50/22, c’est pareil. On se mettait en difficulté nous-mêmes en perdant des ballons trop facilement. En deux passes, avec notre champ profond dégarni, ils ont trouvé des solutions. Ils nous avaient bien analysés et on les savait très forts sur ces ballons de récupération, et on leur en a trop fourni par notre faute. Sur ces situations, c’est difficile pour le champ arrière de couvrir tout le terrain. On a réglé ça en tapant plus loin, ou de manière plus précise pour mettre de la pression, et ça a changé la donne. Dans le rugby de haut niveau, ce qui est très important, c’est de ne pas se mettre en danger dans la zone 40-40. On est tombé dans ce piège en première période et quand on l’a évité, ça a été beaucoup mieux.
Que ressent-on à titre personnel, en tant que capitaine d’une équipe de France victorieuse dans l’hémisphère Sud ?
C’est beaucoup de bonheur, je vous l’ai dit. Personnellement, je me suis concentré sur le fait de bien faire jouer l’équipe, et de bien mettre en œuvre le travail réalisé cette semaine. On savait que si respectait notre stratégie, on aurait des opportunités. Il suffisait de bien faire les choses et en première période on ne l’a pas fait. En deuxième, c’était beaucoup mieux. C’est une victoire d’équipe.