La contribution exceptionnelle des grandes entreprises va baisser

La contribution exceptionnelle des grandes entreprises va baisser

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 09/09/2026 à 14h03 • Mis à jour le 09/09/2026 à 14h10

«Ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a écrit un courrier aux grands chefs d’entreprise, promettant que la contribution exceptionnelle à l’impôt des grandes entreprises « diminuerait » dans le projet de budget pour 2027.

La reconduction pour la troisième année consécutive de cette surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises était à l’étude par le gouvernement, qui semble avoir tranché. Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, plaidait pour une baisse, tandis que le Premier ministre avait également estimé fin août que la reproduire à l’identique « enverrait un très mauvais signal aux investisseurs internationaux ».

« Stabilité fiscale »

Dans cette lettre rendue publique, il rappelle que le budget pour 2027 « reposera d’abord sur la stabilité fiscale » et qu’il « n’y aura pas d’impôt nouveau », mais que « cela ne nous empêchera évidemment pas, comme chaque année, d’examiner l’efficacité de certaines niches fiscales ou sociales ».

« Vous avez besoin de visibilité. La France, elle, a besoin de croissance. Les deux vont ensemble », fait valoir le chef du gouvernement dans cette lettre rendue publique, rappelant aux patrons que la croissance viendra « de vos investissements, de vos innovations, des jeunes que vous formerez, des emplois que vous créerez » et des entreprises « que vous reprendrez et que vous transmettrez ».

Au côté du pacte Dutreil sur la transmission d’entreprises familiales, Sébastien Lecornu confirme la création dans le nouveau projet de budget d’un « pacte Papin » (du nom du ministre Serge Papin) pour « faciliter » la transmission des entreprises à leurs salariés. Le gouvernement proposera notamment « un suramortissement des nouveaux équipements nécessaires à la production », un avantage qui sera « majoré pour les TPE » (très petites entreprises).

Stabilité pour les apprentis

Sur l’apprentissage, « le temps est désormais à la stabilité » et le gouvernement ne touchera « ni au financement des CFA [Centres de formation des apprentis], ni aux aides à l’embauche des apprentis », qui seront « sanctuarisées », ajoute le chef du gouvernement.

Retrouvez notre dossier consacré au budget 2027

Sébastien Lecornu évoque toutefois la possibilité de « revoir » les aides aux entreprises lorsqu’elles n’ont « plus d’efficacité démontrée » ou se transforment « en effet d’aubaine ».