"Ça m'a choquée" : l'émotion au collège d'Eysines après les menaces de mort sur la principale et un surveillant - ICI
Diffusé le mercredi 16 septembre 2026 à 7h31
Publié le mercredi 16 septembre 2026 à 7h31
La garde à vue de l'homme qui a menacé de mort un surveillant et la principale du collège Albert Camus d'Eysines a été prolongée ce mardi.
La garde à vue du père d'élève qui a menacé de mort un surveillant et la principale du collège Albert Camus d'Eysines a été prolongée de 24h, a annoncé ce mardi le procureur de Bordeaux. Ce lundi, un homme de 36 ans, père d'une élève de 3e, s'est rendu au collège et a copieusement insulté le surveillant et la principale, en menaçant de s'en prendre à leurs vies.
Des insultes très violentes
En sortant du collège, une autre élève de troisième présente pendant la scène raconte : "On a vu qu'il y avait un homme qui criait, qui faisait des menaces de mort, relate l'adolescente. Il est resté devant au moins 10 minutes en train d'insulter la principale, on a dû attendre pour pouvoir sortir."
Bloquée derrière la grille, elle entend un flot d'insultes : "Fils de pute, je vais te retrouver et tu vas mourir, des trucs comme ça", cite la jeune fille. À côté d'elle, son père ne veut pas paniquer : "C'est un incident isolé, ce n'est pas la première fois qu'il y a des incidents ici mais pour moi il n'y a pas encore de truc dramatique."
Mais les autorités prennent l'évènement très au sérieux. Ce lundi, le père d'élève a été placé en garde à vue dans la foulée, le rectorat a signalé les faits au procureur et l'établissement a déposé une plainte.
"Un acte grave qui n'a pas sa place dans l'école de la République"
Le recteur de l'académie de Bordeaux, Jean-Marc Huart, s'est rendu ce mardi au collège pour rencontrer les élèves et les équipes. "La préservation, la protection que nous mettrons vis-à-vis de nos personnels permettront à l'ensemble de la société de considérer que s'en prendre à un professeur ou un éducateur, c'est un acte grave qui n'a pas sa place dans l'école de la République", a-t-il expliqué.
Jean-Marc Huart a aussi annoncé le déclenchement d'une nouvelle procédure prévue par un décret signé le 28 juillet dernier, qui permet de changer l'élève d'établissement, quand "le comportement d’un membre de la famille d’un élève, en lien avec sa scolarité, fait peser un risque caractérisé sur la sécurité ou la santé d’un membre de la communauté éducative".
L'élève de 3e va donc changer d'établissement, et doit également passer en conseil de discipline pour faire la lumière sur sa participation à l'agression.
"Il ne peut pas y avoir d'impunité"
"Ce décret permet de porter un message envers les familles violentes : il ne peut pas y avoir d'impunité, il faut que les personnels de l’Éducation Nationale soient protégés", a insisté le recteur de l'académie de Bordeaux.
Une mesure saluée par Gulcan, qui vient chercher sa fille, élève de 6e : "Pourquoi, en tant que parent, venir lancer des menaces comme ça ? Il faut écouter, peut-être que l'élève avait fait une bêtise... Il y a des parents qui défendent trop leurs enfants, mais s'ils ont fait une bêtise, il faut les recaler", défend la mère de famille. "Lancer des menaces à tort et à travers, ça n'est pas le bon exemple pour nos enfants", conclut-elle.
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