Les fruits et légumes seront plus petits et plus chers en raison de la canicule

Les fruits et légumes seront plus petits et plus chers en raison de la canicule

20 Minutes avec AFP

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Publié le 26/08/2026 à 20h43 • Mis à jour le 26/08/2026 à 21h42

Les effets de la canicule et de la sécheresse de cet été commencent à se faire sentir dans les rayons. Ce mercredi, les dirigeants de Coopérative U et Carrefour ont prévenu que les consommateurs devraient désormais composer avec des fruits et légumes plus petits ou moins réguliers. « Les fruits et légumes arrivent dans des calibres et des tailles beaucoup plus petits et leurs prix ont augmenté de 13 %, en moyenne, cet été », a indiqué Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, au Parisien.

Face à cette situation, Coopérative U a décidé d’assouplir ses critères de sélection en acceptant « des calibres plus petits, des fruits et légumes moches qui avant, étaient mis au rebut ». Dominique Schelcher appelle les clients à continuer de les acheter malgré leur apparence. « Les produits sont peut-être moins jolis que d’habitude, mais achetez-les quand même, vous soutiendrez ainsi les agriculteurs. » Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, a aussi évoqué sur RTL « des fruits et légumes "moches" on va dire, ou plus petits », estimant qu’« il va falloir s’y habituer ».

Des filières agricoles plus touchées que d’autres

Certaines filières agricoles sont particulièrement touchées. Les producteurs de pommes de terre anticipent une récolte en baisse de 23 % sur un an, avec le rendement le plus faible depuis plus de 30 ans et une perte évaluée à au moins 400 millions d’euros. « Pour les pommes de terre, ça pourrait être catastrophique, il faut s’attendre à ce que les frites soient bien plus petites », prévient Dominique Schelcher. La betterave sucrière est aussi concernée, avec une production annoncée en recul de 20 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

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Toutefois, le dirigeant de Coopérative U ne prévoit pas de hausse généralisée des prix. « Les prix devraient rester globalement stables. Si certains augmentent sur les fruits et légumes, d’autres baissent fortement sur l’hygiène, la droguerie, la parfumerie et les produits d’entretien », affirme-t-il. Pour Dominique Schelcher, les consommateurs doivent cependant s’adapter à une disponibilité moins régulière de certains produits : « Nous sommes entrés dans un monde de la rareté, il n’y aura pas des quantités tout le temps sur tout. »