De nouveaux blocages à Nice et Frontignan, la colère des pêcheurs s'étend sur les ports méditerranéens face à la flambée des prix des carburants
Publié aujourd'hui à 07h21 Mis à jour à 9h20
Lire dans l'appBFMIsaure de la Gorce et Mélanie Vecchio avec Alixan Lavorel
Au troisième jour de leur mobilisation, les pêcheurs organisent ce jeudi 17 septembre de nouveaux blocages de ports en Méditerranée. À Nice, une quinzaine de pêcheurs bloquent le port, à terre et en mer avec leurs bateaux, alors que d'autres continuent comme à Frontignan (Hérault).
Frontignan, Sète, Fos-sur-Mer… Et désormais Nice et le Grau-du-Roi. La colère des pêcheurs se poursuit et s'étend sur les ports méditerranéens, ce jeudi 17 septembre alors que de nouveaux blocages sont attendus.
Depuis ce jeudi tôt dans la matinée, six pêcheurs avec leur bateau forment une "chaîne humaine" et bloquent l'entrée du port de Nice. D'autres pourraient se joindre à eux, alors que ce rassemblement se fait dans le calme et sans agressivité. Par ailleurs, un navire de Corsica Ferries (avec à bord environ 600 personnes) qui devait accoster est actuellement en attente à proximité du port. Des discussions sont en cours alors que les lieux sont sécurisés par les forces de l'ordre, a appris BFMTV de sources concordantes.
Ils comptent bloquer tous les navires, commerciaux comme touristiques. Leurs revendications sont les mêmes qu’à Sète: les aides présentées par le gouvernement ne sont pas assez importantes pour amortir la flambée des prix du carburant.

Une rencontre avec le gouvernement ce jeudi
Du côté du port de Toulon, où des actions ont été évoquées par les pêcheurs, la préfecture du Var et la Police nationale font part d'une situation très calme, auprès de BFMTV ce jeudi matin. Aucun blocage n'est en cours et aucune déclaration de manifestation n'a été reçue par les services préfectoraux.
La mobilisation durera "jusqu’à ce qu'on obtienne quelque chose par rapport au prix du gazole. On ne peut plus travailler dans ces conditions, on n'est plus rentable", déclarait mercredi à BFMTV Kévin, marin-pêcheur au Grau-du-Roi (Gard).
"S'il faut rester une semaine, on restera une semaine (...). Avec le prix du carburant à 1,10 euros ce n'est plus du tout rentable donc autant qu'on se mobilise et qu'on continue le mouvement", ajoutait Léo Coss, marin-pêcheur, à BFMTV.
Les professionnels du secteur sont reçus, à Paris, par la ministre déléguée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, ce jeudi à 11h.
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