De Wever annonce des choix budgétaires “audacieux et difficiles”: “L’échec n’est pas une option”
Face au casse-tête du budget fédéral et à la nécessité de trouver 10 milliards d’euros, Bart De Wever ne mâche pas ses mots. Lors de l’événement de lancement de l’organisation patronale Unizo, le Premier ministre a prévenu que des “choix audacieux et difficiles” s’imposeraient. Il a toutefois insisté sur la nécessité de préserver le moteur économique du pays.
SW
15 septembre 2026, 21:38
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Dire que le contexte est tendu relève de l’euphémisme. Entre une faible croissance économique, une dette vertigineuse et une situation internationale complexe, la Belgique fait face à une véritable “tempête parfaite”.
“Mais laissez-moi ajouter une dure réalité à laquelle mon gouvernement devra s’atteler dans les semaines à venir: un État ne peut pas accumuler des dettes indéfiniment”, a rappelé Bart De Wever. “Tôt ou tard, quelqu’un finit par en payer le prix… et ce ne sera pas tard.”
Pour assainir les finances publiques, l’objectif est fixé à 10 milliards d’euros. Un effort qui impose de faire “des choix audacieux et difficiles”. Et l’exercice s’annonce d’autant plus ardu qu’il exige de concilier les visions de cinq partenaires politiques. “Vous savez que je dois trouver un compromis entre cinq partis et que l’échec n’est pas une option. Il y a de quoi rendre n’importe qui nerveux”, a confié le chef du gouvernement.
Préserver “le moteur de notre prospérité”
L’ampleur de cet effort budgétaire ne doit toutefois pas brider la croissance ni paralyser l’économie. “Les rouages doivent continuer de tourner. L’huile doit continuer de couler”, a illustré le Premier ministre. L’effort ne doit pas faire caler “le moteur de notre prospérité”.
Le Premier ministre avait déjà laissé entendre que chacun serait appelé à faire un effort. Mais le potentiel de croissance économique doit donc être préservé. Les entrepreneurs jouent à cet égard un rôle clé, selon lui. “Lorsque nos entrepreneurs vont de l’avant, c’est toute notre société qui va de l’avant”, a insisté Bart De Wever, en soulignant qu’une augmentation des prélèvements publics n’était “pas une option”.