Des aveux de Cédric Jubillar à l'identification des os de Delphine Aussaguel, deux semaines qui ont renversé le dossier

Des aveux de Cédric Jubillar à l'identification des os de Delphine Aussaguel, deux semaines qui ont renversé le dossier

Après avoir continuellement nié son implication dans la disparition de sa femme pendant plus de cinq ans, Cédric Jubillar est passé aux aveux et a indiqué où il s'était débarrassé de son corps. Les os retrouvés sont bien de Delphine Aussaguel, selon les résultats des analyses.

Par Xavier Demagny Publié le lundi 20 juillet 2026 à 07:26

Les ossements découverts dans un champ du Tarn, à Mailhoc, jeudi 16 juillet, étaient bien ceux de Delphine Aussaguel, épouse Jubillar. Le procureur général de Toulouse a confirmé, dimanche, leur identification après analyses. Cette découverte, plus de cinq ans après sa disparition, a été rendue possible après les aveux de son ex-mari, Cédric Jubillar, qui a conduit les gendarmes jusqu'au lieu où il avait caché le corps. Retour sur ces deux semaines qui ont bouleversé un dossier longtemps resté sans réponse.

Il y a tout juste deux semaines, lundi 6 juillet, les avocats de Cédric Jubillar rendent publics ses aveux. Le peintre-plaquiste reconnaît sa culpabilité dans la disparition de son ex-femme après avoir sans cesse nié son implication. Des aveux renouvelés, mercredi 15 juillet, devant une magistrate de la cour d'assises de Toulouse, avant de conduire, dès le lendemain, les gendarmes sur ce terrain agricole à moins d'un quart d'heure en voiture du domicile familial. Il désigne un champ comme l'endroit où le corps a été enseveli sous un monticule de terreau et où les enquêteurs ont bien retrouvé au moins deux fémurs.

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Ces os ont permis d'identifier formellement Delphine Aussaguel, au terme d'un travail de comparaison ADN qui aura duré plus de deux jours. D'autres analyses vont désormais être menées pour tenter de préciser les causes de sa mort, mais ce travail s'annonce complexe et sans garantie de résultat. Il pourra être complété par de nouvelles auditions, voire des reconstitutions, mais avec le risque de retarder le procès en appel jusqu'ici prévu pour la fin septembre.