Foire aux vins de Colmar 2026. La FAV déraille : lâcher-prise collectif pour le bouquet final

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Dix mille personnes costumées, chauffées à blanc – et de toutes les couleurs – prêtes à en découdre avec le train-train quotidien : la Foire aux vins ne pouvait que dérailler dimanche soir à Colmar. La bande-son n’étant qu’un gentil prétexte pour cette clôture de tous les possibles…

Mathieu Pfeffer -

Hier à 22:17 | mis à jour hier à 23:16

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Ce 9 août, pour la dernière soirée au théâtre de plein air, le spectacle était au moins autant dans les tribunes que sur scène.  Photo Vanessa Meyer
Ce 9 août, pour la dernière soirée au théâtre de plein air, le spectacle était au moins autant dans les tribunes que sur scène.  Photo Vanessa Meyer

Bacchanales, Saturnales, carnavals… À chaque époque, chaque civilisation, son exutoire festif. Dimanche soir à Colmar, on déraillait. Gentiment, allègrement, tout en couleur et en artifices, mais on déraillait proprement.

Le spectacle est au moins autant dans les tribunes que sur scène. Le fluo de retour en grâce, costumes façon cosplay. On rivalise d’ingéniosité pour se déguiser. Seul ou à plusieurs.

Du son, tout de même. Les stars d’hier (Larusso, Moussier Tombola) et d’avant-hier (Rémy Bricka, Richard Sanderson) se succèdent sur scène. C’est la fête au one-hit-wonder, ces artistes d’un seul tube : Tom Frager et son Lady Mélodie , le duo Tragédie et son « Est-ce que tu m’entends, hey oh ? ». Ben non, pas très bien, serait-on tenté de répondre : les excès d’infrabasses nous l’empêchent. Le public n’en a cure, lui qui est venu pour dé-li-rer. Le mot d’ordre général (« Faites du bruit ! ») est respecté à la lettre.

De Fort Boyard à “La Reine des Neiges”

Le label “Vu à la TV”, l’emporte sur toute forme musicale. D’où la présence de Passe-Partout, le nain de Fort Boyard. Avec Libérée, délivrée , tiré du dessin animé La Reine des Neiges , Anaïs Delva embarque le public dans une impressionnante transe collective.

Johnny Vegas (sosie de l’autre) emporte le public avec son Que je t’aime. Un 13e passage sur la grande scène donc, après les douze de Johnny (le vrai), recordman des prestations à la FAV. Sic transit gloria mundi.

Un grand et joyeux n’importe quoi

Tant qu’à parler de gloire, DJ Fabrizio, infatigable animateur du Hall 6, a droit à son quart d’heure derrière les platines. Succès garanti pour cette figure locale qui sait tout faire chanter à « son » public, jusqu’à un chant à la gloire du Racing Club de Strasbourg.

Mais le plus attendu de la soirée était sans conteste Fatal Bazooka. Soit le granguinolesque Michaël Youn et sa bande de joyeux délurés. Cagoule, fourrure, chaîne en or. Les tubes s’enchaînent.

Bref, un grand et joyeux n’importe quoi. Et à guichets fermés, s’il vous plaît.

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