Gironde. Il menace un surveillant et la principale du collège de sa fille, il écope de six mois de prison

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Sa compagne, sans antécédents judiciaires, a écopé de six mois de prison avec sursis, pour outrage, après avoir insulté le même personnel éducatif.

La rédaction avec AFP -

Aujourd’hui à 19:50 | mis à jour aujourd’hui à 20:26

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Les faits se sont déroulés au collège Albert Camus, à Eysines (Gironde). Capture d'écran Google Street View
Les faits se sont déroulés au collège Albert Camus, à Eysines (Gironde). Capture d'écran Google Street View

Le père d'une élève qui avait menacé de mort et violenté un surveillant et la principale d'un collège d'Eysines, en périphérie de Bordeaux, a été condamné jeudi en comparution immédiate à 12 mois de prison, dont six avec sursis, et incarcéré à l'issue de l'audience. Dans cette affaire, sans lien avec le « terrorisme » selon la cour, le mis en cause, déjà condamné pour violences et en « état de récidive », avait pénétré lundi sans autorisation dans le collège, après une altercation entre sa fille et d'autres élèves, et menacé « d'égorger » et de « planter » les deux victimes, les couvrant d'insultes.

Sa compagne, sans antécédents judiciaires, a écopé de six mois de prison avec sursis, pour outrage, après avoir insulté le même personnel éducatif. A la barre, les deux parents ont avancé un « dégoupillage », « un coup de nerfs » après un appel de leur fille, prétendant avoir été « frappée » par le surveillant quand celui-ci était venu séparer les élèves en train de se disputer.

« Un trop-plein d'émotions »

Le couple souhaitait « faire peur » et « publier sur les réseaux sociaux » une photo du surveillant, que leur fille accuse de violences « depuis deux à trois ans », ce que conteste l'encadrement du collège, qui a expliqué prolonger depuis six ans le contrat reconductible de cet « assistant d'éducation expérimenté », après un bilan fait chaque été. « Je tiens à m'excuser. Ce jour-là, j'ai vu rouge quand ma fille m'a dit que le surveillant l'avait fait pleurer. Je reconnais tous les faits sauf les menaces de mort avec un couteau », a expliqué le père, âgé de 37 ans, déjà condamné à 21 reprises pour divers délits, dont 4 pour violences. « C'est comme la chanson de Balavoine, dès qu'on touche à mon enfant, c'est un trop-plein d'émotion, un déferlement », a avancé l'avocat de la défense Me Nicolas Richardoz, qui souligne que les parents ont « aussitôt effacé les photos » en sortant du collège.

Pour le parquet, qui avait requis 12 mois de prison, dont six en sursis probatoire contre le père, et six mois avec sursis contre la mère, « tous les conflits entre parents et personnels éducatifs ne finissent pas en coup de fusil ou en attentat ».

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