Israël déclenche un mini-séisme en dynamitant des tunnels du Hezbollah au Liban
20 Minutes avec AFP
Publié le 11/09/2026 à 08h11 • Mis à jour le 11/09/2026 à 08h11
L’explosion a été si puissante que l’agence américaine de sismologie USGS, référence mondiale dans la détection des tremblements de terre, a relevé une secousse de magnitude 4,1.
L’armée israélienne a dynamité jeudi des fortifications souterraines récemment prises au Hezbollah dans le sud du Liban, au niveau de la crête d’Ali Taher. « Il s’agit d’une infrastructure terroriste stratégique construite pendant deux décennies, avec un financement et une planification iraniens », expliquent le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz. Cette explosion qui s’est produite à 18h08 GMT permet d’achever « l’établissement de la zone de sécurité dans le sud du Liban », expliquent-ils.
Enorme boule de feu
Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux montre une énorme boule de feu monter vers le ciel dans la nuit. Les ondes de choc ont atteint la ville méridionale de Saïda, située à une quarantaine de kilomètres de la capitale.
Israël affirme que le Hezbollah avait creusé des tunnels dans ce secteur lui permettant de lancer des drones et des missiles contre les positions militaires dans le sud du Liban, ainsi que sur le nord d’Israël de l’autre côté de la frontière. « Un complexe de commandement central appartenant à l’unité Badr du Hezbollah se trouvait au sein de ces infrastructures souterraines, comprenant […] des salles de stockage d’armes et des quartiers d’habitation permettant aux terroristes de gérer les opérations de combat et de rester sous terre pendant de longues périodes », précise l’armée.
Huit routes souterraines
Selon un responsable militaire israélien, les membres du Hezbollah avaient creusé huit routes souterraines pour circuler en sécurité sous la crête. Plusieurs dizaines de drones explosifs et des centaines de mines ont été saisies par l’armée.
Pendant les négociations entre le Liban et Israël, les Etats-Unis, parrains des pourparlers, ont proposé que l’armée libanaise prenne le contrôle de la crête d’Ali Taher, mais le Hezbollah a refusé, avait indiqué une source proche des participants.