Lucas Hernandez et N'Golo Kanté attendus face à l'Angleterre lors du match pour la troisième place : un au revoir à la Coupe du monde... et aux Bleus ?

Lucas Hernandez et N'Golo Kanté attendus face à l'Angleterre lors du match pour la troisième place : un au revoir à la Coupe du monde... et aux Bleus ?

Quatre champions du monde 2018, deux chemins. Parmi les 26 joueurs emmenés par Didier Deschamps aux États-Unis, Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé auront été, comme prévu, des acteurs majeurs du parcours bleu, rarement oubliés par la lumière. C'était tout aussi attendu : Lucas Hernandez et N'Golo Kanté, titulaires et essentiels en Russie, ont passé un été américain à l'ombre, jusque-là, demeurant les deux seuls joueurs de champ à n'avoir pas eu une minute de temps de jeu, depuis le début de la compétition.

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Cela devrait changer, samedi, à Miami, où ils sont attendus pour affronter l'Angleterre dans la finale pour la troisième place. Le paradoxe est éternel : c'est le seul match qu'ils pourront jouer, et ils auraient préféré ne jamais entrer en jeu, mais filer à New York pour la grande finale, dimanche, en passagers de la gloire collective.

Au moins la « petite » finale leur vaudra-t-elle une manière d'hommage, pour leur façon altruiste et élégante d'avoir accepté leur destin et de penser à l'équipe, toujours. Ils auront donné le ton collectif, d'ailleurs, en prenant la parole très tôt dans la compétition, Hernandez à l'université de Bentley, le 12 juin, selon un clin d'oeil qu'il a dû apprécier, puisqu'il est ambassadeur de la marque automobile, et Kanté à New York, le 15 juin, la veille de France-Sénégal (3-1).

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À 30 ans et 35 ans, ils diront sans doute adieu à la Coupe du monde samedi

Le défenseur parisien avait tout résumé, d'une phrase : « Je suis là pour l'équipe. Il faut rester concentré, serein, et savoir que l'opportunité d'entrer peut arriver à tout le monde. » Samedi, à Miami, ce sera vrai. Mais jouer ou ne pas jouer du tout, en Coupe du monde, fait une différence, même si le bonheur des vainqueurs emporte tout, par exemple, personne ne se souvenant vraiment qu'Adil Rami, champion du monde comme les autres aux yeux de tous, n'était pas apparu une seule minute en Russie.

Si Kanté était blessé et absent en 2022, Hernandez aura ainsi joué dans trois Coupes du monde, après avoir disputé les premières minutes de France-Australie (4-1), en 2022, juste avant de se blesser sérieusement à un genou. Considérant leur âge et leur parcours, Hernandez (30 ans, 42 sélections) et Kanté (35 ans, 69 sélections) diront sans doute adieu à la Coupe du monde, à Miami.

Peu de chances que Kanté revienne en Bleu

Pour l'équipe de France, c'est une autre affaire, et ce sera à Zinédine Zidane de décider, mais il y a sans doute peu de chances que Kanté, qui n'a pris aucune décision sur la fin de sa carrière internationale, revienne en bleu. L'aîné des frères Hernandez, qui est venu à la Coupe du monde comme défenseur axial gauche, et solution supplémentaire pour le poste d'arrière gauche qu'il occupait en 2018, a l'habitude de ces aventures collectives vécues à la lisière, souvent en raison de ses blessures à répétition.

Il a remporté trois Ligues des champions, avec le Bayern (2020) et le PSG (2025, 2026), en disputant une seule finale, entré à la 77e minute de PSG-Inter (5-0), en 2025. S'il joue et que la France gagne, samedi soir (23 heures), sa trace en Coupe du monde aura de l'allure : champion du monde en 2018, vice-champion du monde en 2022, troisième en 2026. Une vie qui glisse un peu vers l'ombre, peut-être, mais sur les sommets.