OM : les étapes qui séparent encore Marseille d’une relégation
Antoine Clérat Mis à jour le 05/08/2026 23h56
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La peur d’une rétrogradation agite l’OM, mais plusieurs étapes séparent encore Marseille d’une sanction aussi lourde.
La crainte d’une relégation administrative existe-t-elle réellement à l’OM ? Si l’insider Mohamed Toubache-Ter affirme que certains dirigeants redoutent ce scénario, la réalité des chiffres et des règlements pousse à un certain optimisme. L’alerte est sérieuse sur le plan comptable, mais Marseille n’est absolument pas menacé par une descente conservatoire à l’heure actuelle.
Trois fenêtres pour agir et des leviers mécaniques
La DNCG a seulement prononcé un encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutation pour la saison 2026-2027. En réalité, le club dispose de trois fenêtres de transferts d’ici 2027 pour lisser ses finances et répondre aux exigences de la DNCG et de l’UEFA. L’OM est d’ailleurs assuré de baisser sa masse salariale de manière mécanique : cinq joueurs arriveront en fin de contrat en juin 2027 s’ils ne sont pas vendus d’ici là. Le véritable problème n’est donc pas la relégation, mais la capacité immédiate du club à se dégager suffisamment de marge de manœuvre cet été pour recruter.
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Déficit, « squad ratio » et amortissements sous contrôle
L’autre enjeu majeur concerne l’UEFA et son cycle d’observation des déficits sur trois saisons. Si le déficit marseillais s’est lourdement creusé en 2024-2025 (-104 M€) en raison de l’absence de Ligue des Champions, l’exercice 2025-2026 bénéficiera des revenus de la C1, permettant d’équilibrer la balance. L’OM devrait ainsi rester largement dans les clous du squad ratio toléré par l’instance européenne. Pour y parvenir, le club cible des départs stratégiques : exfiltrer des joueurs pesant lourd dans ce ratio (comme Geoffrey Kondogbia) et vendre des éléments arrivés libres (Egan Riley, Gomes) pour réaliser des plus-values comptables nettes.
Pour reconstruire l’effectif sans alourdir ses engagements,
Grégory Lorenzi privilégie des montages malins. Le recours aux prêts avec option d’achat (comme pour Traoré ou la piste Aguerd) permet de maîtriser l’amortissement de chaque transfert, tout en sécurisant les finances pour la saison 2027-2028. Une injection de
Frank McCourt reste également une option pour rassurer si nécessaire.
Cascarino et Mizuno, souvenirs d’une autre époque
Marseille a déjà vécu deux saisons en deuxième division entre 1994 et 1996, après une rétrogradation liée aux conséquences de l’affaire VA-OM et à une situation financière très dégradée. Tony Cascarino y avait empilé les buts, notamment 31 en 1994-1995, avant la remontée sous le maillot Mizuno devenu collector. Ce souvenir reste lointain et s’inscrit dans un contexte radicalement différent : la direction actuelle maîtrise ses leviers et l’OM est très loin de revivre une telle période.