Ian Cathro, nouvel entraîneur des Verts, veut que son vestiaire parle français : «Il ne faut pas venir à Saint-Étienne si vous voulez une vie facile»

Ian Cathro, nouvel entraîneur des Verts, veut que son vestiaire parle français : «Il ne faut pas venir à Saint-Étienne si vous voulez une vie facile»

On peut compter un peu moins d'une vingtaine de nationalités au sein de son vestiaire, être anglophone de naissance, parler portugais et espagnol et insister sur la nécessité pour chacun de s'exprimer en français. Né à Dundee (Écosse), Ian Cathro apprend lentement mais sûrement le français. Il s'exprime également de plus en plus régulièrement dans la langue de Molière en conférence de presse.

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« C'est essentiel, explique le coach des Verts, qui multiplie les cours en visio, parce que nous sommes en France et à Saint-Étienne. Le respect du pays, de sa culture, sont très importants. Saint-Étienne n'est pas un club normal. Je crois vraiment que c'est un club bien plus spécial. Alors, parfois je continuerai à vous parler en anglais, par nécessité. Mais je ne suis pas ce type qui va se contenter de parler anglais par facilité ou fainéantise. Alors avec votre patience, je ferai de mon mieux. »

L'ex-entraîneur d'Estoril, premier de L2 avant la réception de Clermont ce vendredi (20h45, 2e j.), dans un stade sanctionné par la fermeture partielle de ses deux tribunes ultras derrière les buts, ne s'impose pas seulement à lui cette obligation. Il l'a demandée à ses joueurs au sein du vestiaire et, dans la vie collective et professionnelle de tous les jours, de se l'appliquer de la meilleure manière possible.

« Notre premier job est de jouer. Mais en guise de première marche, il ne faut pas que nous utilisions l'anglais par facilité »

Ian Cathro, entraîneur de l'ASSE

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« Chacun a une approche individuelle de l'apprentissage des langues, détaille-t-il alors qu'il a, par ailleurs, décidé de ne plus communiquer son groupe la veille des rencontres. Mais on encourage tout le monde. La première chose, c'est déjà de le reconnaître. De se demander comment nous voulons être et comment nous allons travailler ensemble. Je ne dis pas qu'ils doivent passer 25 heures par semaine à apprendre le français. Non, notre premier job est de jouer. Mais en guise de première marche, il ne faut pas que nous utilisions l'anglais par facilité. Il ne faut pas venir à Saint-Étienne si vous voulez une vie facile. Tout le monde l'a pris en compte. »

Pour le défenseur central Sohaib Naïr, la communication fonctionne plutôt pas mal au sein du vestiaire stéphanois. Mais « tout le monde n'est pas (encore) en capacité d'y parler français. Le dialogue ne serait pas forcément aisé si on ne parlait que français. On aurait parfois du mal à se comprendre. Mais la plupart des joueurs s'y essayent et ce n'est pas facile. Je ne crois pas que ce soit un quelconque manque de respect. Ils doivent apprendre et ce sont des gens de bonne volonté. Sur le terrain, on va continuer à mixer les langues pour bien s'entendre. »