« Il attend depuis trois ans » : grands-parents d’un enfant autiste, ils déplorent le manque de place dans les IME
Témoignage. Avec la rentrée scolaire, de nombreux enfants en situation de handicap se retrouvent en l’attente d’une place en IME (institut Médico-Éducatif) et parfois intégrés à des classes qui ne répondent pas à leurs besoins. Un vrai casse-tête pour les familles, qui tentent de faire évoluer ces situations.
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Tous les élèves français ont retrouvé le chemin de l’école depuis début septembre, mais pour certains, il s’agit d’une rentrée qui n’est pas forcément adaptée à leurs besoins. En première ligne, les enfants en situation de handicap, confrontés à une pénurie d’AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) dans l’éducation nationale, ainsi qu’au manque de place dans les établissements spécialisés comme les IME (Institut Médico-Éducatif). Benjamin, 9 ans, et sa famille, sont dans cette deuxième situation. Ses grands-parents ont écrit à La Voix du Nord pour dénoncer cette « souffrance qui frappe de plein fouet » leur famille « et des milliers d’autres dans notre pays ».
« Nous sommes grands-parents d’un petit garçon prénommé Benjamin, autiste, âgé de 9 ans, non verbal. Il est en attente, depuis trois ans, pour une place en IME », témoignent-ils. En 2022 (derniers chiffres disponibles), environ 11 000 enfants attendaient une place en IME, d’après le ministère de l’Éducation nationale. « À cet âge-là, où un enfant doit grandir, apprendre et s’épanouir, Benjamin éprouve une détresse, une anxiété », poursuivent-ils.
« Nous voyons les parents de Benjamin s’épuiser physiquement et psychologiquement, et même s’isoler »
« Scolarisé actuellement en classe ULIS TFC (troubles des fonctions cognitives), classe inadaptée pour lui, il est accompagné d’une AESH, expliquent les grands-parents. Elle a une volonté immense de bien faire mais sans connaissances spécifiques sur l’autisme. » En somme, des conditions de scolarité qui ne sont pas optimales pour un enfant dans cette situation. Une sorte de solution de fortune que dénoncent de nombreux parents.
Derrière ces enfants en situation de handicap, il y a souvent des familles, et plus particulièrement des parents, qui luttent avec les établissements et l’administration, afin d’essayer d’améliorer la situation. « Nous voyons les parents de Benjamin s’épuiser physiquement et psychologiquement, et même s’isoler. Nous craignons que nos enfants s’effondrent sous le poids de cet épuisement », s’inquiètent-ils.
Ils dénoncent l’urgence de la situation pour ces milliers d’enfants : « Il est urgent que les pouvoirs publics créent enfin des places nécessaires pour accueillir ces enfants. Notre rôle de grands-parents devrait être fait de complicité et de transmission, il est devenu un combat pour soutenir notre famille. »
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