Jordan Bardella : "Nous sommes un duo pas un couple", le président du RN met les choses au clair vis-à-vis de sa relation avec Marine Le Pen

Jordan Bardella : "Nous sommes un duo pas un couple", le président du RN met les choses au clair vis-à-vis de sa relation avec Marine Le Pen

l'essentiel Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a affirmé ce samedi 29 août sur BFMTV que Marine Le Pen restait la candidate naturelle du parti pour la présidentielle, malgré ses condamnations. Il a également souligné l'existence de "sensibilités" distinctes entre eux. 

Dans un long entretien accordé ce samedi 29 août à BFMTV, Jordan Bardella a passé en revue l'actualité politique et la préparation de l'élection présidentielle. Il a reconnu que "Marine Le Pen était notre candidate naturelle". Selon lui, et malgré sa condamnation en première instance et en appel, la cheffe de file de son parti "va démontrer sa bonne foi", rappelant qu'elle est "présumée innocente".

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Des "sensibilités" différentes 

Face aux rumeurs de tensions avec Marine Le Pen, le président du RN a tenu à les dissiper vivement. "Que nos détracteurs et nos adversaires ne comptent pas sur moi pour faire preuve de déloyauté ou pour placer, ce qui serait, dans la supputation d'un certain nombre d'observateurs, une ambition contrariée au-dessus de la France et de l'unité de notre parti", a-t-il déclaré. "Je serai là et je mènerai campagne aux côtés de Marine Le Pen et je me prépare à être le prochain chef du gouvernement".

Jordan Bardella a néanmoins reconnu l'existence de "sensibilités" distinctes entre Marine Le Pen et lui. Interrogé sur leur relation, il a avoué : "Nous sommes un tandem, un duo, mais nous ne sommes pas un couple (...) Il est naturel que nous ayons chacun nos caractères (...) Nous avons des sensibilités, des mots qui peuvent différer". Souhaitant "mettre fin à l'hystérie fiscale et nettoyer au karcher les finances", il a révélé la mesure prioritaire qu'il appliquerait en cas de victoire dans neuf mois. "Si je devenais chef du gouvernement, je supprimerais une myriade de 120 taxes et impôts à faible rendement".