L’IA pourrait réussir à pirater le Bitcoin : ce serait un cataclysme économique, selon ce chercheur
Les percées mathématiques de l’intelligence artificielle pourraient menacer la sécurité Bitcoin bien avant les ordinateurs quantiques. Un chercheur de l’Ethereum Foundation propose une migration massive des fonds.

Rédacteur scientifique
Publié le 23/10/26 à 20:00
- Le 7 octobre 2026, Justin Drake de l'Ethereum Foundation alerte sur X que l'IA pourrait bientôt compromettre la sécurité Bitcoin.
- L'algorithme ECDSA de Bitcoin pourrait être vulnérable aux avancées rapides de l'IA en mathématiques, selon Drake.
- La communauté crypto est divisée sur cette alerte, mais la transition vers des algorithmes résistants est déjà en cours.
Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.
Le 7 octobre 2026, Justin Drake, un chercheur de l’Ethereum Foundation, a publié sur X un appel urgent à l’industrie blockchain. L’intelligence artificielle progresserait assez vite en mathématiques pour compromettre la sécurité Bitcoin. Un pirate parviendrait alors à remonter jusqu’à la clé privée d’un utilisateur et à vider son compte. Les enjeux se chiffrent en milliards. Aucune attaque de ce type n’a visé le réseau à ce jour, mais le débat mobilise déjà la communauté crypto.
La faille qui cible la sécurité Bitcoin
Bitcoin repose sur un algorithme appelé ECDSA. Ce système utilise les courbes elliptiques pour générer une paire de clés, l’une publique et l’autre privée. La première vérifie une transaction, la seconde la signe. Personne n’a encore résolu l’équation inverse. Justin Drake, l’auteur de cet appel, estime pourtant que l’IA serait bientôt en mesure d’y parvenir.
Le 6 octobre 2026, OpenAI a publié 722 manuscrits mathématiques sur GitHub. Ces travaux couvrent une vingtaine de domaines. Ils remettent en cause des hypothèses tenues pour acquises en algèbre, en théorie des nombres et en logique. D’après Decrypt, le modèle d’IA interne a produit ces résultats en quelques semaines seulement. Le chercheur y voit le signe que les courbes elliptiques d’ECDSA risqueraient de céder plus vite que prévu.
Le « mode bunker » pour protéger les portefeuilles
Migrer ses fonds vers des adresses vierges réduit l’exposition du code public. Sur Bitcoin, l’adresse correspond à une empreinte de ce code. Ce code reste invisible jusqu’à la première transaction signée. En restant sur une adresse sans historique, le détenteur garde sa clé cachée et complique le travail d’un éventuel attaquant.
Vitalik Buterin, cofondateur d’Ethereum, a appuyé cette recommandation dès le 8 octobre. La fondation a constitué une équipe spécialisée dans la cryptographie post-quantique au début de 2026. Le passage vers des algorithmes résistants devrait s’accélérer. Cette feuille de route existait avant l’alerte. L’irruption de ces avancées dans le débat lui donne toutefois une urgence nouvelle.
Une alerte qui divise les experts
Cette thèse ne fait pas l’unanimité. Plusieurs voix dans la communauté crypto jugent le raisonnement prématuré. Aucun des 722 manuscrits d’OpenAI ne cible les algorithmes du réseau. Le lien entre résoudre des problèmes ouverts en mathématiques pures et casser un système de signature reste théorique. Certains rappellent que le post se présente comme une recommandation personnelle, pas comme un consensus.
ECDSA protège des centaines de milliards de dollars de transactions quotidiennes. Briser ce système exigerait une percée fondamentale très précise, pas seulement des résultats dans des domaines connexes. La distance entre un résultat théorique et une attaque opérationnelle reste considérable.
Avant cette alerte, le débat portait sur les processeurs de demain, alors que l’IA y ajoute une dimension inédite. Là où l’informatique quantique nécessiterait du matériel qui n’existe pas encore, l’intelligence artificielle exploite des modèles déjà opérationnels. Ethereum prépare activement sa transition vers une cryptographie résistante. Bitcoin n’a pas présenté de calendrier comparable à la mi-octobre 2026.