« La Pat’ Patrouille Mission Dino », le test : des toutous qui nous baladent un peu

« La Pat’ Patrouille Mission Dino », le test : des toutous qui nous baladent un peu

Ajouter aux sources préférées sur Google Les p’tits chiens les plus connus des enfants reprennent le chemin des pixels, avec un jeu adapté de leur tout dernier film. Les mécaniques demeurent semblables, mais on a eu l’impression d’un jeu qui ne montrait pas patte blanche tout le temps.

Un nouveau jeu Pat’Patrouille est sorti au cours de ces dernières semaines, mettant en scène Chase, le chiot policier, et sa troupe, en complément du film Mission Dino qui a permis aux familles de se nicher dans les cinémas cet été, pour échapper aux températures caniculaires tout en distrayant les petits derniers. Les chiots les plus serviables de la terre s’y aventuraient dans un monde perdu, comme dirait Spielberg, à la rencontre de dinosaures tout sauf effrayants, une fois leur carapace fendillée.

Le jeu se présente comme une suite au film, et non une simple adaptation du scénario de ce dernier, contrairement à ce que les jeux à licence effectuaient par le passé. Vous en aurez la preuve en retrouvant, comme si vous vous étiez quittés la veille, l’adorable dino Rhubarbe, joufflu, tendre et rosé, que les chiots rencontrent dans le film. De retour sur la terre des gentils dinosaures que l’on y découvrait, les jeunes joueurs (un ou deux sur une même console) ne se sentiront pas abandonnés, guidés qu’ils sont pas à pas dans les missions, par des indications et des chemins tracés.

Tutoriel géant

Si ce Mission Dino ne cache aucunement que c’est à un public familial et un cœur de cible très jeune qu’il s’adresse, on a eu la sensation tenace que le côté « tutoriel géant » n’avait jamais été aussi présent dans un jeu de la série. Les touches contextuelles pour réussir une mission sont très largement mises en avant, même après un court délai d’apprentissage que l’on pourrait supposer suffisant pour que le petit joueur s’aventure en autonomie dans l’univers des dinosaures.

Une action à effectuer ? « Appuie ici », vous dit le jeu, avec un dessin de la touche correspondante qui clignote. Un endroit où se rendre ? Un GPS très évident entre en scène, tout en vous incitant à le suivre avec force friandises laissées sur le trajet, même si vous les avez ramassées déjà une fois. Le décompte des biscuits croqués vous accorde des petits bonus esthétiques pour rendre vos chiens plus stylés. Rien que de très classique pour un jeu pour enfant, mais les jeux Pat’Patrouille précédents laissaient un peu davantage les joueurs expérimenter et se tromper, vu que les touches utiles ne sont pas légion.

Et le maire Hellinger est encore là

Que se passe-t-il sur ces jurassiques terres où sont partis se promener les chiots ? Eh bien le maire Hellinger, indécrottable gredin dont on se demande toujours comment sa réélection est possible, a des marottes et des vues sur les œufs des dinos, sur les amusements égocentriques qu’il pourrait créer dans leur monde... Et comme ce ne sont pas les raptors sanguinaires qui vont venir lui voler dans les plumes, les toutous vont une nouvelle fois devoir nettoyer les pots cassés.

Les missions vont se multiplier, notamment en lien avec un observatoire des dinos qui s’est installé sur les lieux et qui agit comme un relais de missions. On passe son temps à user des capacités, complémentaires, des chiots pour progresser dans le sauvetage des créatures. On passe de l’un à l’autre à la volée, voire automatiquement lorsqu’il y a nécessité de traverser un cours d’eau, puisque Zuma est le seul à posséder un bateau. Les compétences, elles sont bien établies, entre l’avertisseur sonore de Chase, la lance à eau de Marcus, les engins de travaux de Ruben, l’avion de Stella ou encore le transporteur de Rocky.

Terne sur Switch

Mais ni la réalisation, datée, ni la maniabilité, parfois buggée, ne nous ont pleinement convaincu. On a eu l’impression, en testant le jeu sur Switch 2 (il est à l’origine prévu pour la Switch) que la série Pat’ Patrouille a de grosses différences de traitement entre les supports et suivant la puissance de ces derniers. Sur Switch, le jeu nous est apparu assez terne, avec des textures très simplifiées. La console de Nintendo, même avec le poids des ans, est capable de montrer bien mieux.

Quant à la maniabilité, elle aussi, elle nous a laissé sur notre faim. La caméra fixe, collée au dos de votre toutou telle une puce, ne nous avait pas semblé si contraignante dans le jeu précédent, Pat’Patrouille World. Ici, elle pose quelques problèmes aux joueurs expérimentés, habitués du double stick, lorsqu’une mission semble impliquer de surveiller qu’une créature suit (en fait, il suffit de déclencher un script pour l’accomplir). Lorsque certains chiots sont requis pour accomplir une action, l’animation est laborieuse, et les efface parfois de l’image, Ruben étant dans ce cas.

Bref, une légère déception, que ce Mission Dino, qui semble davantage surfer sur le succès du film que prouver sa valeur le mors aux dents, ce qui avait été, on se répète, le cas du réussi Pat’Patrouille World et sa précédente tentative de monde ouvert. Cela demeure un univers fréquentable pour les petits, simple et maîtrisé, mais même pour eux, en 2026, il est possible de faire mieux.

On aime :

Une suite au film et non une simple adaptation

La volonté affichée d’accompagner les plus petits

Bien traduit en français, au moins à l’oreille

On aime moins :

Graphiquement moins réussi que l’opus précédent

Des tutoriels et des explications qui se répètent et ignorent le concept d’assimilation

Répétitif

La note : 11/20

Un jeu Nickelodeon / Outright Games Sur Switch, PlayStation, XBOX Series et PC, env. 40 €. 3 ans et +.

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