La rentrée de L'Avenir au Parlement de Wallonie : une rentrée médiatique à plus d'un titre (photos)

La rentrée de L'Avenir au Parlement de Wallonie : une rentrée médiatique à plus d'un titre (photos)

C'est une tradition à laquelle L'Avenir est attaché depuis 2013 : le lancement de la semaine des fêtes de Wallonie, à Namur, avec une réception au Parlement de Wallonie.

Les invités sont nombreux : partenaires, annonceurs, représentants de la société civile et surtout du monde politique, à tous les niveaux. Ministres, députés bourgmestres ont été attentifs aux différents discours, en particulier à celui de Bernard Marchant, patron de Rossel et, dans les semaines à venir, nouveau patron de L'Avenir, via la fusion entre les deux grands groupes de la presse écrite francophone belge : IPM (L'Avenir, la DH, La Libre Belgique,…) et Rossel (Le Soir, Sudinfo,…).

Pour sa première prise de parole lors de cet annuel événement, Bernard Marchant a tenu à rappeler aux politiques présents l'importance du prolongement du crédit d'impôt, accordé aux éditeurs depuis la fin du financement de la distribution des journaux par bpost.

"La distribution de la presse écrite est un enjeu constitutionnel. Chaque Belge doit recevoir l'information au même prix."

L'enjeu est des plus importants, puisqu'il s'agit ni plus ni moins de la pérennité des titres de la presse écrite dans notre pays.

Et d'interpeller les politiques afin qu'ils interviennent auprès du gouvernement Arizona pour perpétuer ce crédit d'impôt. Ou toute autre solution équivalente.

Il a également mis l'accent sur ce que représente le récent bouleversement du monde médiatique en FWB : un seul groupe pour presque tous les titres de presse : "On a une position unique dans notre région avec une pluralité unique en Europe. Et moi, je veux me battre pour ça."

Et rappelle encore que si les différents titres se retrouveront d'ici peu dans le même groupe, c'est pour mieux combattre les concurrences féroces des opérateurs numériques "qui nous pillent et redistribuent notre travail gratuitement", mais aussi du service public "qui fait de la presse écrite gratuitement, avec de l'argent public. Ce qui est une concurrence déloyale."

Willy Borsus, Président du Parlement wallon, aura sans aucun doute bien entendu le discours du nouvel homme fort des médias belges francophones. "Nous avons pris note avec beaucoup d'attention des engagements quant à la pluralité des titres, des lignes éditoriales, tout en limitant l'échange de contenus. Il nous faut agir pour assurer la pérennité des organes de presse. Assurer aussi une pluralité de regards, de voix, d'analyses. L'indépendance journalistique doit rester au cœur de nos préoccupations."

L'un et l'autre auront eu, tout au long de cette soirée, l'occasion de croiser encore leurs arguments pour que, chaque jour, vous, lecteurs, puissiez encore profiter d'une information pertinente et indépendante.