Les soldes d’été s’arrêtent sur un bilan très décevant, notamment en raison de la canicule

Les soldes d’été s’arrêtent sur un bilan très décevant, notamment en raison de la canicule

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 28/07/2026 à 09h04 • Mis à jour le 28/07/2026 à 09h04

Années après années, les soldes ne font plus trop recette. Et ces soldes d’été 2026 ne font pas exception à la règle : Des ventes en baisse de 11 % la première semaine des soldes par rapport à 2025 à la même période pour les commerces indépendants, soit « une catastrophe », chiffre Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH).

Une tendance nette à la baisse, malgré les tentatives de sauvetage menées par les différents acteurs économiques mais aussi le gouvernement, qui a prolongé d’une semaine ces soldes d’été en raison de l’épisode caniculaire qui avait plombé le début des soldes pour permettre aux commerçants d’écouler leurs stocks. Mais ce mardi, c’est fini.


La climatisation joue les arbitres

Les traditionnels soldes d’été avaient en effet démarré le 24 juin, alors que la France subissait une vague de chaleur d’une intensité exceptionnelle avec, dès le lendemain, 72 départements placés en vigilance rouge. Les rues des centres-villes, étouffantes, et leurs commerces, certains sans climatisation, avaient été désertés par des consommateurs en quête de fraîcheur. Selon une note publiée lundi par l’Institut français de la mode, les ventes ont été en moyenne en baisse de 1,3 % en valeur lors des quatre premières semaines de soldes, en comparaison avec 2025.

« Près de 60 % des entreprises interrogées ont constaté une fréquentation en recul par rapport aux quatre semaines de soldes d’été de l’année dernière », détaille la note, avec une dépense moyenne par visite stable ou en hausse pour la majorité des répondants. Autre facteur ayant pu expliquer la baisse de fréquentation des magasins en période de soldes : la première vague de chaleur de mai « a conduit les consommateurs à anticiper leurs achats de vêtements d’été », avance la fédération du commerce spécialisé Procos dans un communiqué publié vendredi.

La prolongation a-t-elle permis de marquer ?

Côté adhérents de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, les ventes ont plongé de 20 % au début des soldes, selon son président, Yann Rivoallan. Un début « tellement mauvais » qu’il est « quasiment irrattrapable », estime-t-il. Malgré « un très mauvais démarrage », le délégué général de l’Alliance du Commerce Yohann Petiot a lui constaté « une embellie lors de la troisième semaine » et espère que la cinquième semaine aura permis « de rattraper le retard accumulé ». Dans la capitale, « 61 % des commerçants estiment que cette prolongation n’a pas d’effet positif sur leurs ventes pendant les soldes », rapporte un sondage commandé par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris Ile-de-France.

Les magasins indépendants semblent avoir le plus souffert des conséquences des fortes chaleurs, d’après ce sondage. Car si 93 % des boutiques parisiennes appartenant à un groupe disposent d’une climatisation, ce n’est le cas que pour 63 % des indépendants.