Lorraine. Stages durant les vacances scolaires : la rentrée, ça se prépare !
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Stages durant les vacances scolaires : la rentrée, ça se prépare !
Les stages de prérentrée ont le vent en poupe. Proposant un retour en douceur aux apprentissages en fin de vacances scolaires, ils sont devenus un incontournable pour beaucoup de familles.
Hervé Boggio. -
Aujourd’hui à 20:00
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« Durant la seconde quinzaine d’août, notre public est réparti à 75 % sur les cours particuliers et 25 % de cours collectifs proposés sous forme de stage de 10h, sachant que chaque famille peut opter pour la combinaison de plusieurs stages. », explique Jérôme Chané, patron de Scol’Avenir, société implantée en Lorraine Nord et dont l’activité principale est le soutien scolaire. Un ratio que l’ancien enseignant en mathématiques explique simplement : « Pour des enfants et ados qui vivent loin des centres-villes, la participation à un stage collectif suppose une logistique : transports, éventuellement repas, etc. » Néanmoins, ce dernier constate aussi le réel « succès de ces stages, même s’il est très circonscrit à la seconde quinzaine d’août. Je pense que c’est utile pour les élèves qui veulent se remettre au travail, sans renoncer complètement aux vacances ! » Pour cela, Scol’Avenir propose à la fois de la souplesse - des cours essentiellement le matin pour que les après-midi puissent être réservés aux copains - et un temps de travail aussi ludique que possible. « Nous avons mis en place une équipe d’enseignants qui encadre ces stages en créant une ambiance de travail décontractée : tout le monde s’appelle par son prénom, les groupes sont de six élèves maximum et, au besoin, les profs assurent un peu le show ! », détaille encore Jérôme Chané. Une formule destinée à ne pas braquer les élèves, qui sont rarement volontaires pour venir plancher alors que le soleil continue à les appeler au farniente : « Ceux qui sont déjà venus reviennent avec plaisir. Mais au départ, il y a quelques grises mines, il faut bien le reconnaître… », admet le patron de Scol’Avenir.
Jérôme Chané, enseignant en mathématiques et patron de Scol’Avenir. Photo Herpeux
Être « confortable »
Grise mine ? Leyla, bientôt 15 ans, refuse de s’y laisser aller. Sortie du collège sans difficulté majeure, elle n’a pour autant pas « fait d’étincelles », avoue-t-elle timidement. Aussi « ma mère n’a pas eu trop de mal à me convaincre», souligne la jeune fille. Son stage réalisé à Metz, dans l’une des « majors » des cours particuliers, doit lui permettre « de commencer le lycée sans stress. Je sais que maintenant ça va être du sérieux. Il faut que je sois aussi prête ! » Un type de démarche que Jérôme Chané relève de plus en plus souvent : « Il y a beaucoup de parents qui, observant que leur enfant est en difficulté sur les apprentissages fondamentaux en fin de primaire par exemple, nous les confie pour remettre la machine en route. L’autre grande catégorie est constituée par les élèves de fin de seconde qui sont, ou dont les parents sont inquiets pour l’épreuve anticipée de maths et veulent prendre de l’avance », explique-t-il.
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Un état de fait qui souligne à la fois une volonté de bien faire, pour que les élèves soient aussi « confortables » que possible au moment de replonger dans le grand bain le 1er septembre prochain. Mais aussi une forme d’inquiétude : « On sait bien que dans les lycées, cela peut être compliqué avec les profs absents, les classes chargées, les options, etc. Il faut mettre toutes les chances de leur côté », souligne la maman de Leyla.
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