Mathay. Face à la sécheresse, l’Agglo de Montbéliard cherche d’autres sources d’eau
Si le risque de pénurie d’eau potable n’est pas à craindre pour l’instant, les services de Pays de Montbéliard Agglomération veulent sortir de la dépendance de l’usine de production d’eau potable de Mathay qui alimente une bonne partie du Nord Franche-Comté. L’idée est de remédier aux potentiels épisodes de pollution et de sécheresse.
Román Barthe -
Aujourd’hui à 06:30
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Ce n’est pas une surprise, le niveau actuel du Doubs est assez bas (0,31 m) au niveau de la station de Mathay dont l’usine de production d’eau potable peut produire jusqu’à 30 000 m3 par jour. Mais c’est surtout son débit qui observe une chute libre depuis la fin du mois de mai avec 5,1 m3/seconde (contre 29,3 m3/s en moyenne mensuelle en juillet selon Vigicrues). « Il était de 3m3/s lors de la dernière sécheresse en 2023. Pour l‘instant, il n’y a pas de problème à craindre pour la consommation d’eau (N.D.L.R. : comme ont pu le connaître trois villages du Pays de Maîche fin juin ) », indique Bertrand Boiteux, vice-président en charge de l’eau à l’Agglomération.
Pas de quoi encore s’inquiéter d’autant que le barrage de Grosbois posséderait encore une retenue d’eau conséquente. La station de Mathay s’est également pourvue depuis cette date de pompes destinées à prélever au milieu de la rivière si les berges sont trop à sec. « Mais les chiffres 2026 ont un mois d’avance sur la sécheresse 2023 », prévient l’élu.
Une nouvelle réserve identifiée aux sablières
La couverture des besoins en eau potable de PMA est assurée par trois sources : le captage sur le Doubs à Mathay (80 % des besoins), les aquifères karstiques (15 %) et les nappes alluviales (5 %). La station de Mathay couvre même les besoins de 210 000 habitants du pays de Montbéliard (PMA), du Grand Belfort et de la Communauté de communes du Sud territoire.
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Pour sortir de cette dépendance, l’Agglomération a mené plusieurs forages afin de prélever une partie de l’eau brute dans le Jurassique moyen (Bathonien). Les deux effectués à Mathay, près de l’usine de production d’eau potable et près du cimetière, ont été sans succès laissant apparaître un débit d’eau insuffisant. L’Agglo estime qu’un bon captage se situerait entre 300 m3 et 400 m3 d’eau par heure.
Elle a également racheté le site des gravières de Mathay-Bourguignon où une source a été détectée. Mais il doit désormais être raccordé à l’usine de fabrication d’eau de Valentigney (SEPM, filiale de Veolia) distante de 3 km. « Le choix du tracé et le financement seront définis puis votés en conseil communautaire d’ici la fin de l’année. Le chantier pourrait ainsi démarrer fin 2027-début 2028 », estime Bertrand Boiteux. Et ainsi, vivre des étés plus tranquilles.