Chronique | À l’arraché, oui, mais un mandat
Cette année-là, le 1er décembre tombait un mardi. Le temps était couleur maussade. En particulier dans la tête de l’homme qui venait d’être élu premier ministre du Québec. La veille, 43 % des électeurs — et une petite moitié des francophones — lui avaient donné 78 sièges. C’était moins que prévu. En tout cas, moins que voulu. D’autant que l’adversaire libéral, qui avait pourtant fait une campagne à ce point catastrophique qu’on lui prédisait une carrière en politique québécoise mort-née, avait grappillé davantage de voix encore.

