Revue boursière : une constellation de nouveaux records
Après les incertitudes géopolitiques qui avaient affecté le moral des investisseurs la semaine précédente, les marchés boursiers ont commencé la semaine dans le vert suite à la nouvelle réouverture des pourparlers de paix avec l'Iran. Dans la foulée, le prix du baril de Brent est retombé rapidement sous les 80 dollars.
Résultats trimestriels solides
L'enthousiasme a ensuite été confirmé par des résultats trimestriels qui continuent de soutenir le maintien des valorisations sur des niveaux élevés. Sur plus de 300 entreprises de l'indice S & P500 ayant déjà publié leurs résultats, environ 85 % ont dépassé les attentes des analystes. La croissance agrégée des bénéfices devrait dépasser 45 %, soit une des progressions trimestrielles parmi les plus fortes de ces dernières années.
Dans un monde en "crises", les bourses sont, elles, survitaminées : "Je me méfierais des marchés d'ici le mois d'octobre"Et L'Europe n'est pas en reste, avec une croissance des bénéfices qui s'est accélérée à 22 %. "Même hors secteur de l'énergie, la croissance s'établit à 12 %", souligne Maximilian Uleer, responsable des actions européennes chez Deutsche Bank. "Ce résultat s'explique principalement par la forte croissance des ventes, qui a atteint 10 % en glissement annuel, son rythme le plus rapide depuis 2022 malgré une inflation relativement faible". Il souligne que les commentaires des directions ont été particulièrement solides, "ce qui nous a conduit à relever notre prévision de croissance des bénéfices pour 2026 de 12 % à 15 %".
Emploi sous pression
Au niveau des données économiques, le marché a attendu toute la semaine la publication des chiffres de l'emploi américain non agricole, avec la crainte qu'un marché dynamique ne convainque la Réserve Fédérale de relever son taux directeur lors de sa prochaine réunion de septembre. À la place, 23 000 postes ont été supprimés en juillet, un recul inattendu car le consensus s'attendant à 80 000 créations d'emploi. Les chiffres publiés pour les mois de mai et de juin ont également été révisés à la baisse.
En retirant le spectre d'une hausse du taux américain, ces chiffres ont permis aux marchés boursiers de terminer la semaine sur les chapeaux de roues, avec de nouveaux records qui ont été atteints sur pratiquement tous les grands marchés (notamment pour le S & P500, le Dax allemand, le CAC40 français ou l'Euro Stoxx 50). Autre vainqueur de ces données surprenante, l'once d'or s'est envolée de 8 % durant la semaine écoulée, pour repasser la barre des 4 300 dollars.
Lotus Bakeries à la fête
Et Bruxelles n'a pas été en reste, l'indice BEL20 terminant sur un gain hebdomadaire de 1,6 % à 5 777,71 points (avec 14 composantes en progression), après avoir atteint un nouveau record en séance (à 5 822,68 points). Au niveau des valeurs individuelles, c'est Umicore qui a affiché la plus forte progression (+ 10,3 %) en raison de son exposition directe sur le cours des métaux précieux.
Lotus Bakeries débloque 500 millions pour accélérer la conquête mondiale de BiscoffLotus Bakeries, un autre poids lourd de la cote belge, s'est d'adjugé 5,4 % vendredi à la clôture suite à la publication de résultats stratosphériques pour le deuxième trimestre, qui a poussé plusieurs analystes (notamment KBC Securities et Degroof Petercam) à relever leurs attentes pour le biscuitier. Elia (+ 5,7 %) a profité d'un relèvement de note de la part d'UBS, tandis que Melexis (+ 5,4 %) a suivi le mouvement haussier du secteur technologique.
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