Un ado arrêté pour avoir projeté une attaque contre son ancien lycée
20 Minutes avec AFP
Publié le 18/09/2026 à 20h51 • Mis à jour le 18/09/2026 à 21h21
Un adolescent de 15 ans soupçonné d’avoir préparé une attaque contre son ancien lycée dans le Rhône a été mis en examen vendredi à Paris. Interpellé par la Sous-direction antiterroriste, il est poursuivi pour délit de participation à une entreprise individuelle terroriste. Le jeune homme, qui n’avait fixé « de date » pour son passage à l’acte, avait toutefois réuni du matériel, dont deux couteaux, une tenue de type militaire et une chaîne destinée à bloquer les portes de l’établissement.
Selon une source proche du dossier, l’adolescent envisageait de « cibler de manière indifférenciée les élèves » de ce lycée, « dont il avait été exclu ». Son profil présenterait « une idéologie avec des marqueurs plutôt ultradroite » et une « fascination pour les tueries de masse ». Il aurait aussi été affecté par la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite radicale tué en février à Lyon.
Il a fait part de ses intentions sur Snapchat
L’enquête, d’abord conduite par le parquet de Lyon, a ensuite été reprise par le Parquet national antiterroriste (Pnat), notamment après l’exploitation du téléphone du suspect. Sur Snapchat, le jeune homme aurait fait part de ses intentions à d’autres internautes et aurait été encouragé. Une information judiciaire a été ouverte pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.
Notre dossier sur l'ultradroite
Le juge d’instruction a décidé de placer l’adolescent sous contrôle judiciaire, contrairement aux réquisitions du Pnat, qui demandait sa détention provisoire. Il devra notamment « respecter les conditions d’un placement éducatif », « se soumettre à des mesures de suivi psychologique et/ou psychiatrique » et ne pourra pas détenir d’arme.
Son avocat, Eliott Amzallag, a insisté « sur l’impérieuse nécessité pour les services éducatifs de travailler avec ce jeune, et de l’accompagner sereinement dans sa reconstruction pendant que l’information judiciaire se poursuit ».