Schaerbeek ne souhaite pas prolonger le plan de sécurité du quartier de Brabant

Schaerbeek ne souhaite pas prolonger le plan de sécurité du quartier de Brabant

La commune de Schaerbeek proposera de ne pas prolonger le plan de sécurité pour le quartier de la rue de Brabant. Celui-ci impose des fermetures la nuit entre 1h et 6h du matin, mais un rapport de police rendu lundi 14 septembre 2026 fait état de résultats mitigés.

Ainsi, la criminalité se manifeste désormais principalement pendant la journée, a indiqué mardi le bourgmestre faisant fonction de Schaerbeek, Martin de Brabant (MR), à l'agence Belga.

Ce plan de sécurité prévoyant des fermetures nocturnes est entré en vigueur le 1er avril dernier dans le quartier de cette rue fort fréquentée, qui comprend la zone autour de la gare du Nord connue pour les établissements de prostitution de la rue d'Aarschot ainsi que pour de la criminalité, du trafic de drogue et de la consommation de stupéfiants.

L'objectif de ce plan était de réduire les nuisances nocturnes, la criminalité et les problèmes liés à la drogue dans le quartier. Les mesures de sécurité devraient rester en vigueur jusqu'à fin septembre, a précisé le bourgmestre de Schaerbeek.

Un rapport de police de lundi, qualifié d'équilibré par M. De Brabant, montre que le plan a donné des résultats mitigés.

"Les nuits dans le quartier sont plus calmes, mais la criminalité en général n'a pas diminué", a-t-il expliqué. La criminalité, la consommation de drogue et le trafic de stupéfiants ont désormais lieu principalement pendant la journée. "Ce n'est pas le but recherché. Je ne proposerai pas de prolonger ces mesures", a souligné le mandataire libéral à la tête de la commune de Schaerbeek.

"Nous réfléchissons à des solutions plus durables à tous les niveaux dans le quartier", a-t-il encore dit.

Plan trottoir

Le bourgmestre évoque également le "Plan Trottoir" de l'échevine Groen Gudrun Willems, destiné à garantir la propreté dans le quartier du Brabant et à "rendre les rues plus propres".

De Brabant précise également que des renforts policiers envoyés par le fédéral sont déployés dans le quartier autour de la gare du Nord.

Quoi qu'il en soit, le bourgmestre faisant fonction affirme travailler à rendre le quartier autour de la gare plus agréable à vivre pour les navetteurs et les Bruxellois.

Porte d'entrée importante pour Bruxelles, la gare du Nord voit défiler de nombreux navetteurs qui se rendent notamment dans le quartier administratif situé à deux pas.

"Ce qui se passe dans la gare relève de la responsabilité de la police fédérale (la police ferroviaire relève de la compétence fédérale, ndlr). Je ne connais pas les chiffres relatifs aux incidents survenus dans la gare. Je ne peux donc pas prendre position", a encore dit De Brabant.

Ce dernier pointe explicitement du doigt la ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA).

"Elle doit désormais assumer ses responsabilités. Sa réponse est politique, mais le message que je lui adresse est le suivant : prenez vos responsabilités. Ce qui se passe ici est un drame social et un des plus grands problèmes du quartier. Nous avons pris toutes les mesures nécessaires au niveau local, il appartient désormais à tous les responsables d'assumer leurs responsabilités", a-t-il insisté.

Quintin: "Les clandestins impliqués dans des activités criminelles doivent être expulsés"

Pour le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, lui aussi présent dans le Quartier Nord ce 15 septembre 2026, l'existence de cet important "hub de drogue" s'explique par le fait que de nombreuses personnes sans papiers errent aux alentours de la gare et constituent des proies faciles pour les trafiquants de drogue. "Nous devons veiller à ce que toutes les mesures prises aux abords de la gare soient maintenues, voire renforcées. Les clandestins impliqués dans des activités criminelles doivent être expulsés afin de préserver et de renforcer l'ordre aux abords de cette gare", a-t-il commenté.

Quintin (MR) a assuré avoir déjà pris des mesures pour améliorer la sécurité au sein même de la gare. Selon lui, des patrouilles mixtes composées de membres de la police fédérale et de la Défense y effectuent depuis quelques mois des rondes, comme dans les autres gares bruxelloises. Cela s'est traduit par une baisse de 15% des faits criminels dans les gares, a-t-il souligné.