Tour d’Espagne : Pogacar a une nouvelle page à écrire en complétant sa trilogie
Tadej Pogacar se lance samedi 22 août 2026 à la conquête de la Vuelta avec l’objectif de l’emporter et de devenir le neuvième coureur de l’histoire à compléter la collection des trois Grands Tours, ce qui consoliderait encore un peu plus son statut de prince du vélo.
Ajouter L’union sur Google

Temps de lecture: 4 min
Sur le papier, la Vuelta, qui s’ouvre ce samedi à Monaco et se refermera le 13 septembre à Grenade, semble être la course de trois semaines la moins difficile à remporter pour Tadej Pogacar, qui a déjà triomphé dans cinq Tours de France (2020, 2021, 2024, 2025, 2026) et un Tour d’Italie (2024), d’autant que ses principaux adversaires sont absents.
Blessé depuis sa chute lors de la 15e étape de la Grande Boucle, son meilleur ennemi danois Jonas Vingegaard a mis fin à sa saison lundi, tandis que le crack mexicain Isaac Del Toro, le cador belge Remco Evenepoel et le phénomène français Paul Seixas se consacrent pleinement à la préparation des Mondiaux de Montréal, fin septembre.
Le glouton slovène de 27 ans, double champion du monde en titre, n’a pas fait une croix sur ses rêves de triplé arc-en-ciel, mais il a décidé cette année de revenir sur les routes espagnoles, sept ans après son premier passage. « Ça fait longtemps que j’avais envie de refaire la Vuelta. On s’est assis en décembre et on a parlé de la possibilité de venir. (…) C’était le bon moment », a déclaré l’intéressé jeudi.
Révélé ici même sept ans plus tôt
C’est au cours de l’édition 2019 qu’il avait explosé aux yeux du grand public, enlevant trois étapes de montagne et finissant 3e du classement général derrière son compatriote Primoz Roglic et le vétéran espagnol Alejandro Valverde. Une autre époque.
Car, depuis, l’enfant prodige de Komenda est devenu le nouveau « cannibale », à tel point que le gain de cette 81e Vuelta semble presque une formalité, tant le lauréat du dernier Tour est une jambe au-dessus de tout le monde. Il peut, comme à son habitude, compter sur l’impressionnant collectif émirati de la Team UAE, avec comme lieutenant de luxe le Portugais João Almeida, 2e en 2025 derrière Vingegaard.
En s’imposant sur le Giro au printemps dernier, le Nordique de 29 ans est devenu le huitième coureur à gagner les trois Grands Tours, après Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx, Bernard Hinault, Alberto Contador, Vincenzo Nibali et Christopher Froome.
Égaler Anquetil, Hinault et Froome
Qu’à cela ne tienne. Pour l’imiter, « Pogi » fait le pari du doublé Tour-Vuelta, qui n’a été réussi que par trois champions : Anquetil (1963), Hinault (1978) et Froome (2017). Sa quête débute par un contre-la-montre individuel de 9,4 km dans les rues de la Principauté dont l’arrivée est tracée boulevard Albert-Ier, au même endroit que celle de l’emblématique Grand Prix de Formule 1.
Le micro-État complétera alors sa propre trilogie en devenant la première ville à accueillir le départ des trois Grands Tours, après celui d’Italie en 1966 et celui de France en 2009.
Pogacar ne devrait pas être dépaysé, lui le résident monégasque, pas plus que par la 3e étape qui arrive dans les Pyrénées françaises à Font-Romeu, à une dizaine de kilomètres des Angles, où il avait frappé un premier grand coup, il y a six semaines, à l’occasion de la troisième journée sur le Tour. Après Monaco, la France et Andorre, la Vuelta entrera en Espagne le cinquième jour et se dirigera vers son arrivée finale à Grenade, en Andalousie, en longeant la côte méditerranéenne, sans passer par Madrid.
Bisiaux, Français à suivre
Fidèle à sa réputation, le Tour d’Espagne offre un parcours très exigeant, et seule la 17e étape entre Dos Hermanas et Séville sera véritablement plate. C’est pourquoi les meilleurs sprinteurs de la planète boudent l’épreuve, au plus grand bonheur des spécialistes des classiques printanières que sont le Belge Wout van Aert et le Danois Mads Pedersen, qui devraient se livrer une belle bataille. « Approximativement, je dirais qu’il y a cinq à sept étapes où il y a une possibilité de gagner », prédit le Scandinave.
Derrière Pogacar, le mieux armé pour monter sur le podium semble être l’Autrichien Felix Gall, 2e du Tour d’Italie cette année, qui pourra bénéficier de l’aide en montagne de son jeune coéquipier français chez Decathlon CMA CGM Léo Bisiaux.
L’Équatorien Richard Carapaz et le Danois Mattias Skjelmose, très en forme au dernier Tour de France, partent avec le statut d’outsider, tandis que Roglic, quadruple vainqueur, s’avance avec peu de certitudes après avoir été renversé par une voiture à l’entraînement, fin juillet.
Lire aussi
Sans recrue ni génie mais avec sérieux, Marseille frappe fort d’entrée en Ligue 1
Football : les Girondins de Bordeaux au bord du précipice après leur relégation confirmée en justice
Cyclisme : les cinq sommets de la carrière de Julian Alaphilippe, néo-retraité
Juste pour vous
Les plus lus
Grosse opération de police ce vendredi soir au centre-ville de Reims
L’A34 coupée ce vendredi soir entre Rethel et Reims à cause d’un accident : deux blessés, deux kilomètres de bouchon
Par F.C.
Deux vendangeurs accidentés lors d’une collision frontale près de Reims, un autre fonce contre un mur après avoir trop bu
Par F.C.
Après la tentative de suicide du maire de Chaumont, une vague de soutien
Le chauffeur-livreur décédé à Val-des-Marais pendant les vendanges souffrait d’une pathologie cardiaque importante
Danse sur le bord de l’Aisne, randonnée et karaoké : trois idées de sorties gratuites pour le week-end du 22 et 23 août dans le Soissonnais Valois
À lire aussi
Grosse opération de police ce vendredi soir au centre-ville de Reims
MÉTÉO. Une belle journée ensoleillée ce vendredi dans la Marne, l’Aisne et les Ardennes
Arrêté près de Reims, le chauffeur transportait 600 kilos de tabac à l’insu de son plein gré
Le site de L’union est en accès libre tout ce mardi
L’arnaque aux convocationsde pédophiles en plein boom à Reims et ailleurs
À Reims, pendant que les parents donnent leur sang, les enfants s’amusent
Voir plus d’articles