Un « sentiment d’injustice » : les salariés de La Poste de Gironde pourraient rattraper leurs heures perdues pendant les incendies
Suite à la fermeture de plusieurs sites de La Poste en Gironde lors des incendies de juillet, 300 à 400 salariés pourraient devoir rattraper les heures non travaillées, une décision encore en discussion.
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En conséquence de l’incendie qui s’est déclaré à Saumos le 22 juillet et a parcouru 42 000 hectares, obligeant 220 000 personnes à évacuer, La Poste avait fermé sa plateforme de distribution de Cestas pendant une semaine, ainsi que plusieurs bureaux girondins, bloquant ainsi 700 000 courriers.
Si les employés ont été payés de cette semaine inactive, selon France Inter, la direction de La Poste envisage de leur faire rattraper leurs 35h non travaillées pour « garantir le maintien intégral de la rémunération des collaborateurs concernés », selon un cadre légal.
300 à 400 salariés concernés
Ce rattrapage concernerait « 300 à 400 salariés », selon le délégué CGT François Daurel, cité par France Inter, qui a évoqué un « sentiment d’injustice » et de « dégoût », estimant que « La Poste a les reins suffisamment solides pour banaliser quelques jours » en faveur des salariés des « zones incendiées ».
La décision n’est cependant pas encore actée, et le groupe n’a évoqué qu’une « solution envisagée ». À ce stade, aucun calendrier n’a encore été donné et le Comité social et économique de Nouvelle-Aquitaine sera consulté la semaine prochaine sur ce point.
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