Une réunion de l’UE prévue ce mardi, une ONG marocaine réclame une enquête indépendante
Ceuta
Kevin Dupont
Source: Belga, AFP
1 août 2026, 17:38
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📌 Ce qu’il faut retenir
• Quelque 60.000 migrants sont entrés à Ceuta ces derniers jours, estime le gouvernement local de l’enclave espagnole. Près de 37.500 d’entre eux seraient déjà repassés au Maroc depuis.
• Au total, 57 personnes sont mortes en tentant de rejoindre Ceuta.
• L’Italie veut exclure l’Espagne de l’espace Schengen. En réaction, Madrid a convoqué l’ambassadeur italien.
• Selon El País, la crise actuelle serait liée à une fausse information circulant sur les réseaux sociaux affirmant que la frontière entre le Maroc et l’Espagne était ouverte, ainsi qu’à la “passivité des forces de l’ordre marocaines” sur place.
• Plusieurs crises migratoires similaires ont déjà éclaté par le passé entre Madrid et Rabat, parfois pour des motifs politiques sous-jacents, entraînant de multiples tensions entre l’Espagne et le Maroc. Ce nouvel épisode intervient après une visite de Pedro Sánchez le 20 juillet en Algérie, le pays rival du Maroc.
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17:37
Hier
Réunion mardi des ministres de l'Intérieur de l'UE sur la situation à Ceuta
Les ministres de l'Intérieur des pays de l'Union européenne (UE) se réuniront mardi en visioconférence afin d'échanger "sur les développements à Ceuta", a annoncé l'Irlande, qui assure la présidence tournante de l'UE, samedi.
Par missives interposées, l'Espagne, puis un groupe de 22 pays, dont l'Italie et le Danemark, ont tour à tour réclamé cette réunion afin d'échanger sur la crise migratoire dans cette enclave espagnole et les tensions diplomatiques qui en ont suivi.
La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, sont retournés au Maroc samedi, a assuré Madrid.
17:36
Hier
Une ONG marocaine réclame une enquête indépendante après l'afflux de migrants
L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé samedi à l'ouverture d'une enquête indépendante afin de faire "toute la lumière" sur les causes de l'afflux inédit de migrants survenu entre la ville marocaine de Fnideq et l'enclave espagnole de Ceuta.
Ces mouvements, suscités par une rumeur annonçant l'ouverture de la frontière, ont provoqué des scènes de chaos et fait au moins 67 morts, selon les autorités espagnoles.
L'AMDH, qui annonce "près de 130 victimes" ainsi que des dizaines de disparus, a appelé dans un communiqué à "ouvrir une enquête sérieuse et indépendante afin de faire toute la lumière sur les circonstances et les causes ayant conduit aux récentes vagues d'exode, et établir les responsabilités".
Elle condamne aussi "le silence inquiétant des responsables et des institutions" du pays - qui n'ont toujours pas réagi publiquement à la crise - estimant que ce mutisme a contribué à créer l'énorme afflux de gens cherchant à émigrer.
Une source proche du milieu associatif a déclaré à l'AFP que "la façon dont les choses se sont passées" laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n'avaient pas pu se produire sans l'"accord des autorités" marocaines.
L'ONG dit tenir l'État marocain "pleinement responsable" de la situation ayant conduit à cet afflux, alimenté par "la colère populaire face à l'échec des politiques" du pays, qui connaît une forte croissance mais encore beaucoup d'inégalités et un fort taux de chômage.
14:45
Hier
22 pays de l'UE demandent une visioconférence urgente des ministres de l'Intérieur
Vingt-deux dirigeants de l'Union européenne, dont le Premier ministre belge Bart De Wever, la Première ministre italienne et le chancelier allemand, ont demandé samedi une "visioconférence d'urgence" des ministres européens de l'Intérieur pour évaluer et répondre à la situation créée par l'entrée illégale de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta.
"Nous ne pouvons permettre que des franchissements massifs et incontrôlés, l'instrumentalisation des migrations ou d'autres menaces hybrides donnent le sentiment qu'il est possible d'entrer illégalement dans l'Union européenne. Et qu'une entrée illégale puisse ensuite se transformer en séjour légal", estiment les 22 signataires d'une lettre ouverte. "Les événements de ces derniers jours exigent une réponse européenne immédiate et coordonnée", disent-ils dans cette lettre adressée à la présidence irlandaise de l'UE, au président du Conseil européen Antonio Costa et à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Elle a été initiée par la Première ministre italienne Giorgia Meloni, dont le pays a temporairement suspendu les règles de l'espace Schengen vis-à-vis de l'Espagne, et son homologue danoise Mette Frederiksen, qui a jugé vendredi que l'UE devrait envisager de suspendre la coopération Schengen avec l'Espagne. Parmi les autres signataires figurent le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres hongrois, suédois et polonais, mais pas les dirigeants français et portugais dont les pays sont voisins immédiats de l'Espagne.
"Les ministres devraient notamment examiner la possibilité de renforcer le soutien de Frontex (l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières, ndlr) ainsi que l'efficacité de la coopération de l'Union européenne avec le Maroc", précise encore cette lettre.
12:34
Hier
Pedro Sanchez: "Une attitude égoiste"
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a dénoncé samedi l'attitude "égoïste" de certains pays de l'Union euroéenne face à la crise migratoire dans l'enclave espagnole de Ceuta et réclamé une réunion en visioconférence des ministres de l'Intérieur des 27.
"Une telle attitude - motivée par les préjugés, les fausses informations, l'ignorance ou des intérêts politiques - est non seulement contraire au droit européen, au droit humanitaire et aux principes de solidarité qui nous unissent, mais elle va également à l'encontre des intérêts à long terme de l'Europe", a-t-il écrit dans une lettre adressée aux chefs des institutions européennes et consultée par l'AFP.
11:04
Hier
L’Espagne installe une barrière flottante à la frontière de Ceuta
Les autorités espagnoles ont entamé samedi matin l’installation d’une barrière de contention sur la digue d’El Tarajal, à Ceuta, a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur.
Le principal dispositif est une structure flottante de 500 mètres de long, qui s’élève de 30 à 70 centimètres au-dessus de l’eau et descend jusqu’à un mètre sous la surface. Cette installation est complétée par une première rangée de bouées ancrées, fournies par la marine espagnole.
Un passage est maintenu entre les deux dispositifs afin de permettre aux embarcations de la Garde civile espagnole de surveiller en permanence la barrière flottante et d’assurer sa protection.
11:01
Hier
Le bilan monte à 67 morts
Le nombre de personnes décédées lors de la crise migratoire à la frontière de l’enclave espagnole de Ceuta est passé à 67, a annoncé le gouvernement espagnol.
Ces derniers jours, des dizaines de milliers de migrants ont tenté de rejoindre l’enclave depuis le Maroc. Certains ont notamment traversé la mer à la nage. Plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie dans ces tentatives.
L’Espagne a également annoncé samedi l’installation d’une barrière de protection le long de la digue qui s’avance dans la mer à Ceuta. La grande majorité des migrants sont désormais retournés au Maroc. Beaucoup d’entre eux sont de jeunes Marocains.
10:58
Hier
Des milliers de candidats à l'émigration renvoyés chez eux en autocars
Des milliers de candidats à l'émigration, en large majorité marocains, refoulés de l'enclave espagnole de Ceuta et revenus dans la petite ville de Fnideq dans le nord du Maroc, continuent samedi matin à être embarqués dans des autocars pour être ramenés chez eux, selon des journalistes de l'AFP.
Une source marocaine proche des opérations, qui ont débuté vendredi soir, a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que les milliers de personnes renvoyées par l'Espagne allaient être acheminées chez elles "directement en autocar ou via la gare de Tanger", métropole portuaire et industrielle d'un million d'habitants située à 70 km de Fnideq.
Selon cette source, le poste frontalier de Fnideq est désormais "totalement sécurisé" tout comme les collines qui le surplombent d'où des centaines de candidats à l'émigration, surtout des jeunes hommes marocains, avaient jeté des pierres sur les forces de l'ordre vendredi.
Le gouvernement espagnol a annoncé vendredi soir que la quasi totalité, au moins 48.000 des 60.000 migrants entrés illégalement ces derniers jours à Ceuta, seul territoire espagnol en Afrique avec Melilla, à 400 km plus à l'est, étaient déjà rentrés au Maroc. Tard vendredi, les journalistes de l'AFP ont vu partir une vingtaine d'autocars de chacun 54 places, soit une capacité d'un millier de personnes.
Les autobus étaient à destination de Tanger, mais également Tetouan ou la capitale économique Casablanca, dotées d'installations ferroviaires pour réacheminer des gens venus parfois d'aussi loin que Marrakech, à plus de 500 km au sud.
07:58
Hier
Après l'afflux migratoire à Ceuta, mesures sécuritaires en France et Italie
L'Italie et la France durcissent samedi leurs contrôles frontaliers avec l'Espagne après l'entrée illégale cette semaine de quelque 60.000 migrants en provenance du Maroc dans l'enclave espagnole de Ceuta, ouvrant une crise au sein de l'Union européenne.
Dès jeudi, l'Italie avait annoncé vouloir suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, une mesure pour laquelle Rome a obtenu le soutien de la Finlande et du Danemark. Mais la proposition a été qualifiée de "démagogique" par l'Espagne. La portée de cette proposition reste incertaine, des juristes consultés par l'AFP assurant qu'il est impossible de l'appliquer dans le cadre légal actuel.
Par ailleurs, à compter de samedi selon le ministère italien de l'Intérieur, des contrôles aux frontières aériennes et maritimes avec l'Espagne sont établis sur les ressortissants non européens arrivant d'Espagne. En France, le nombre de policiers et gendarmes déployés en renfort à la frontière franco-espagnole est multiplié par cinq à compter de samedi, a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Cette annonce faisait suite à la demande du président Emmanuel Macron de "renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne".
07:49
Hier
La plupart des migrants arrivés illégalement à Ceuta sont retournés au Maroc, affirme l'Espagne
Plus de 48.000 migrants sont retournés au Maroc depuis l’enclave espagnole de Ceuta, où environ 60.000 personnes ont afflué ces derniers jours, a annoncé vendredi soir le ministère espagnol de l’Intérieur à Madrid.
Signe du chaos régnant à Ceuta, de nombreux migrants ont retraversé vendredi la frontière en sens inverse pour rentrer au Maroc: "Il y a trop de monde ici, tout est plein" a expliqué l'un d'eux à l'AFP. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares, "la quasi-totalité de ceux qui sont entrés à Ceuta sont déjà retournés au Maroc".
Venant de la ville marocaine de Fnideq, qui jouxte l'enclave espagnole, les migrants, sont arrivés toute la nuit par la terre et la mer, franchissant les hautes barrières de barbelés qui matérialisent la frontière, ou les contournant par la mer. Dix-huit d'entre eux se sont noyés, selon une source policière.
A Madrid, plusieurs centaines de manifestants anti-migrants, pour beaucoup vêtus de noir, se sont rassemblés vendredi soir devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour dénoncer "l'invasion" migratoire à Ceuta, scandant des slogans comme "L'Espagne, chrétienne et pas musulmane!". D'autres brandissaient une grande banderole "Remigration", le retour des personnes immigrées vers leur pays d'origine, concept promu par de nombreuses formations d'extrême droite en Europe.
21:53
31 juillet 2026
L'Espagne assure que l'intégrité de l'espace Schengen reste "absolument garantie"
L'intégrité de l'espace Schengen de libre circulation en Europe "est absolument garantie", la plupart des migrants entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta étant retournés au Maroc, a affirmé vendredi le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares.
Quelque 60.000 migrants en provenance du Maroc sont entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta, frontalière avec ce pays, ce que Madrid a qualifié d'"attaque" contre son intégrité territoriale.
"La quasi-totalité de ceux qui sont entrés à Ceuta sont déjà retournés au Maroc", a écrit le ministre sur X.
"Il n'est pas possible de se déplacer depuis Ceuta et Melilla (autre ville espagnole située sur la côte nord-africaine) jusque dans la péninsule (espagnole) sans s'identifier à un poste de contrôle de la police", a-t-il ajouté. "L'intégrité de l'espace Schengen est absolument garantie".
La crise migratoire à Ceuta a provoqué une crise d'une rare ampleur au sein de l'Union européenne, l'Italie ayant annoncé suspendre temporairement son espace de libre circulation avec l'Espagne.
20:57
31 juillet 2026
Le Portugal veut renforcer le contrôle aux frontières dans le sud du pays
Le Premier ministre portugais Luis Montenegro a annoncé vendredi soir souhaiter un renforcement du contrôle aux frontières terrestres et maritimes dans le sud du pays, après la crise migratoire à Ceuta.
"Il y a des raisons de renforcer la présence des forces de l'ordre dans le contrôle aux frontières" terrestres et maritimes, en particulier "dans le sud" du pays, a déclaré M. Montenegro lors d'un déplacement.
"Je ne crois pas qu'il y ait des raisons de prendre des mesures de suspension des règles de l'espace Schengen", a affirmé le Premier ministre.
"La situation est grave", a-t-il reconnu, mais "il existe des mécanismes pour rétablir la situation de manière contrôlée", a-t-il ajouté.
Le gouvernement portugais avait indiqué un peu plus tôt dans un communiqué que les forces de l'ordre agissaient "de manière concertée" avec leurs homologues espagnoles.
Le groupe parlementaire du parti d'extrême-droite Chega, principale force d'opposition, a annoncé qu'il déposerait une initiative visant à rétablir les contrôles aux frontières terrestres avec l'Espagne.
20:19
31 juillet 2026
Aucun migrant n'a poursuivi son périple vers l'Espagne et l'UE
Aucun migrant n'a jusqu'à présent poursuivi son périple depuis Ceuta, vers l'Espagne ou d'autres États membres de l'UE, a affirmé vendredi le commissaire européen chargé de l'asile et des migrations, Magnus Brunner.
Dans un communiqué, celui-ci a souligné que les enclaves de Ceuta et Melilla sont soumises à des règles particulières en vertu du code des frontières Schengen.
Ainsi, la frontière entre Ceuta et l'Espagne est considérée comme une frontière extérieure de l'UE, et des contrôles aux frontières ont donc toujours lieu entre Ceuta et l'espace Schengen, a également expliqué vendredi une source de l'UE. Ces contrôles restent en vigueur.
Une source a également indiqué qu'une évaluation constante du fonctionnement de l'espace Schengen est menée au sein de l'UE. Si des lacunes sont constatées dans un État membre donné, une procédure est lancée en vue de l'élaboration d'un plan d'action, dont le suivi est assuré au sein du Conseil de l'UE, l'institution européenne qui représente les États membres.
20:02
31 juillet 2026
L'Italie suspend l'ouverture de l'espace Schengen à l'Espagne
L'Italie a temporairement fermé l'espace Schengen à l'Espagne, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qualifiant cette mesure d'"inévitable".
"La suspension temporaire de Schengen avec l'Espagne est une décision nécessaire pour protéger la sécurité de nos citoyens et défendre les frontières de l'Europe. C'est une mesure prévue par les traités et qui est devenue aujourd'hui inévitable", a-t-il écrit sur X.
19:38
31 juillet 2026
Maxime Prévot: "exclure l'Espagne de l'espace Schengen n'est en aucun cas une solution"
Vendredi, l'Italie, la Finlande, le Danemark et la République tchèque ont appelé à exclure l'Espagne de l'espace Schengen, au motif que ce pays ne parviendrait pas à protéger les frontières extérieures de l'UE.
En Belgique, le Vlaams Belang s'est exprimé dans le même sens.
Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), ne soutient pas cet appel. Il a souligné, dans une réaction à Belga, que "l'exclusion temporaire de l'Espagne de l'espace Schengen ne serait en aucun cas une solution".
"Une exclusion priverait tous les Espagnols de leur liberté de circulation, ainsi que les nombreux touristes européens, parmi lesquels un grand nombre de nos compatriotes. Ce serait à la fois injuste et disproportionné", a déclaré le vice-Premier ministre des Engagés.
18:02
31 juillet 2026
Pedro Sánchez a demandé aux dirigeants européens de "ne pas se diviser" dans le contexte de la crise migratoire à Ceuta
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a demandé vendredi aux dirigeants européens de "ne pas se diviser" dans le contexte de la crise migratoire à Ceuta, en réponse aux vives critiques de certains, dont la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni.
"Ce n'est pas le moment de se diviser. C'est le moment de continuer à construire une Union européenne forte et unie", a-t-il réclamé sur le réseau social X.
18:02
31 juillet 2026
Trump estime que la même situation arrivera aux USA si les démocrates remportent les Midterms
Donald Trump a affirmé vendredi que les images de milliers de migrants rejoignant l'enclave espagnole de Ceuta ressemblaient à "une invasion d'un pays", avant d'avertir que la même situation arriverait aux États-Unis si les démocrates reprenaient la majorité.
"Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte", a déclaré le président américain en Conseil des ministres à la résidence présidentielle de Camp David.
18:01
31 juillet 2026
L'UE ne constate pas de flux de migrants "vers le continent européen" depuis Ceuta
Bruxelles a affirmé vendredi n'avoir relevé aucun flux migratoire entre Ceuta, l'enclave espagnole située en Afrique du Nord, et le continent européen.
"Il n'y a pas aujourd'hui de mouvements vers le continent européen", a indiqué un haut responsable de l'UE, s'exprimant sous couvert d'anonymat.
En vertu des règles en vigueur dans l'espace Schengen, des contrôles supplémentaires sont nécessaires pour accéder au continent européen depuis les territoires de Ceuta et Melilla, situés en Afrique du Nord. Et Bruxelles n'a relevé aucun passage en ce sens.
"Nous allons travailler de très près avec les autres Etats membres afin qu'ils aient toutes les informations correctes à leur disposition", a affirmé ce haut responsable.
"Il est très important que la confiance que nous avons établie jusqu'à présent" sur le dossier migratoire "soit préservée", a-t-il renchéri.
Plusieurs pays de l'UE, Italie et Danemark en tête, ont appelé à exclure l'Espagne de l'espace Schengen en raison de sa gestion de cette crise.
16:50
31 juillet 2026
La majorité des migrants entrés à Ceuta sont repartis
Plus de 37.500 migrants sont retournés au Maroc depuis l’enclave espagnole de Ceuta, où environ 60.000 personnes avaient afflué en quelques jours, a annoncé vendredi le ministère espagnol de l’Intérieur.
"Départs de Ceuta vers le Maroc au 31 juillet, jusqu’à 15h30 (13h30 GMT) : plus de 37.500", a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un message envoyé à l’AFP.
16:38
31 juillet 2026
Le bilan monte à 57 morts
Au moins 57 personnes sont mortes en tentant de rejoindre l'Espagne, la plupart se noyant en essayant de contourner à la nage le poste frontalier d'El Tarajal, note le quotidien espagnol El País, qui précise que ce bilan humain pourrait encore s'aggraver.
16:07
31 juillet 2026
Aucun flux migratoire entre Ceuta et le continent européen
Bruxelles a affirmé vendredi n'avoir relevé aucun flux migratoire entre Ceuta, l'enclave espagnole située en Afrique du Nord, et le continent européen.
"Il n'y a pas aujourd'hui de mouvements vers le continent européen", a indiqué un haut responsable européen s'exprimant sous couvert d'anonymat.