Viande, chocolat, fromage... Les antivols se multiplient sur les produits alimentaires en supermarché
Des codes sur les frigos et congélateurs, des boitiers en plastique, des puces RFID qui vous feront sonner à la sortie et le développement de la vidéosurveillance : les techniques d'antivol se multiplient dans les supermarchés.
C'est le moment de vous faire une confession : je souffre d'une véritable addiction au chocolat, du chocolat noir aux noisettes entières, d'une marque que je ne nommerai pas. C'est mon petit luxe. Il m'en faut deux carrés après le déjeuner pour tenir la journée.
Or, pas plus tard que cet été, dans un magasin Monoprix, je trouve ma précieuse tablette, affublée d'une étiquette en plastique rouge qui m'indique que mon produit préféré est désormais sous antivol.
Même jour, un peu plus tard, je passe en coup de vent au magasin de surgelés Picard et là encore, surprise, le congélateur de viandes est lui aussi sous antivol, carrément scellé par un code, autrement dit il faut s'adresser à la caisse pour pouvoir y accéder.
Les antivols en supermarché, ce n'est donc pas tout à fait nouveau !
On les avait vu débarquer en rayon alimentaire à la sortie du covid, mais ils y en a de plus en plus sur les aliments au-delà d'un certain prix.
Ma fameuse tablette venait de voir son prix grimper à plus de 6 euros l'unité dans cette enseigne. Elle est moins chère et sans antivol dans d'autre. Et la viande non plus, ce n'est pas donné.
Comme leur nom l'indique donc, avec ces antivols il s'agit de combattre le vol
Vol qui progresse ces dernières années. 65 000 faits de vols à l'étalage ont donné lieu à une plainte en 2025 selon le ministère de l'Intérieur. Avec des best stealer... oui comme on dirait des best seller...
Dans l'alimentaire, le café arrive en bonne place, la viande également, et surtout le fromage. Il y a quelques années une étude internationale estimait que 4% du fromage disparaissait des rayons chaque année. Il a tout pour plaire : valeur élevée, volume réduit, facile à cacher, facile à revendre. Tout d'un coup je me rappelle que la dernière fois que j'ai sonné au portique du supermarché, le vigile m'a fait sortir de mes sacs du comté et du bleu, parce que, eux aussi, étaient équipés de puces antivol.
Ces puces et les autres types d'antivol, on les voit tout de même se multiplier ces dernières années. C'est très empirique comme impression parce que les supermarchés et autres magasins restent très discrets sur le sujet. J'en ai contacté une dizaine Jérôme. Plus la fédération du commerce et de la distribution et personne n'a souhaité me donner d'éléments précis. Il existe quand même des rapports d'organismes internationaux qui montrent que s'équiper contre les vols fait partie des sujets de préoccupation.
Il faut dire que tout y pousse ! Plus facile de frauder aux caisses automatiques, même si elles nous demandent si on est bien sûr d'avoir scanné tous ses articles. Autre pousse au crime, si j'ose dire, les réseaux sociaux, où certains aiment mettre en scène leur larcin. Et puis et surtout...la valse des étiquettes. 1,6% d'inflation sur un an dans l'alimentaire, 25% de hausse des prix depuis janvier 2021 !
Face au vol alimentaire, les grandes surfaces et magasins réagissent, donc, avec ces antivols de toute sorte. Des codes sur les frigos et congélateurs, des boitiers en plastique et surtout des puces RFID qui vous feront sonner à la sortie. La vidéosurveillance se développe aussi avec des caméras dopées à l'Intelligence artificielle. Et puis il y aussi l'humain... Un supermarché du Lot-et-Garonne a même embauché une cliente mystère qui arpente les rayons pour surveiller les clients de haut vol.
Ah et pour ce qui concerne le chocolat, le point noir de mon budget, je vais peut-être songer à arrêter mais... demain .