Xiaomi 18 Fold, 18 Ultra, Pad 9 Pro Max, Sky Nomad : voici le récapitulatif de la keynote Xiaomi
Xiaomi tient son « Fall Flagship Launch Event » ce lundi 7 septembre à 13 h (heure française), en direct. Au menu : le pliable Xiaomi 18 Fold, la gamme Xiaomi 18, une tablette et, surtout, la puce maison qui veut chatouiller Qualcomm.

Rendez-vous ce lundi 7 septembre à 13 h, heure française. Xiaomi diffuse sa conférence en direct sur YouTube, sans abonnement ni application à installer. Le pliable Xiaomi 18 Fold occupe l’affiche. Mais l’enjeu de la soirée tient dans la puce maison qu’il embarque, le Xring O3.
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13:54
– Xiaomi passe aux gros SUV avec les SkyNomad N90 et N70
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13:42
– Xiaomi présente ses accessoires, puis la Pad 9 Pro Max
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13:39
– Xiaomi 18 Fold : à partir d’environ 1 410 euros en Chine
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13:38
– Une partie photo très soignée malgré le format pliable
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13:17
– Xiaomi 18 Fold, le voici !
Le SkyNomad N90 Max joue clairement une autre carte que le N70 : c’est un immense SUV 7 places en configuration 2+2+3, pensé à la fois pour la famille et les déplacements professionnels. Xiaomi promet assez de place pour des adultes de 1,90 m au deuxième rang et de 1,80 m au troisième, tout en conservant de la place pour les bagages.

Il reçoit deux moteurs et une transmission intégrale, pour 310 kW (422 ch), un 0 à 100 km/h en 5,9 s et 190 km/h en pointe. Xiaomi a aussi effectué un trajet Shanghai-Pékin de 1 230 km avec quatre personnes et 50 kg de matériel : la voiture serait arrivée avec encore 54 km d’autonomie restante. La partie électrique seule aurait couvert 323,6 km lors de cet essai.

Le N90 Max pousse aussi très loin le confort : quatre sièges « zéro gravité », portes électriques ouvrant presque à 90°, marchepieds escamotables et habitacle pouvant devenir une petite salle de réunion. Le coffre peut même accueillir deux vélos de route 700C sans retirer les roues.


Le N70 ne mise pas seulement sur sa grosse autonomie. Xiaomi annonce une recharge de 20 à 80 % en 18 minutes. En 15 minutes, le N70 Max récupérerait 310 km d’autonomie et le Pro 220 km, là encore sur la base des valeurs CLTC. La marque insiste aussi sur la compatibilité avec les bornes publiques, sans chargeur propriétaire imposé.

Xiaomi travaille aussi l’agrément de conduite malgré les presque 5 mètres du SUV. Le rayon de braquage annoncé n’est que de 5,67 mètres, directement comparé à celui du Model Y, et le freinage de 100 à 0 km/h est donné pour 38,25 mètres. Le train avant est à double triangulation, l’arrière multibras, tandis que le Max reçoit de série une suspension pneumatique avec amortissement piloté.

Il y a également une grosse séquence sur la sécurité et la conduite assistée : LiDAR, radar à ondes millimétriques, Xiaomi HAD et 25 fonctions d’assistance/sécurité active de série. La structure utilise à 91,3 % de l’acier haute résistance et de l’aluminium, avec neuf airbags et neuf capteurs de collision.

Enfin, la batterie reçoit 18 niveaux de protection structurelle et jusqu’à 16 protections thermiques. Xiaomi annonce une garantie de 8 ans ou 160 000 km. Le prolongateur thermique est aussi présenté comme peu contraignant : après le premier entretien, Xiaomi parle d’un passage tous les trois ans ou 30 000 km.
Xiaomi consacre une longue séquence au comportement du N70 en hiver. Le constructeur explique avoir repris une partie des solutions thermiques développées pour ses électriques : pompe à chaleur, gestion fine de la batterie et optimisation des différents circuits de chaleur.

La marque annonce jusqu’à 66 % de conservation de l’autonomie électrique dans des conditions hivernales sévères et assure que le N70 peut encore démarrer après une nuit à -40 °C. Xiaomi indique avoir mené deux campagnes entières de tests hivernaux à Heihe, dans le nord de la Chine.

Le message est assez clair : Xiaomi veut éviter qu’un SUV à prolongateur d’autonomie se transforme en gros thermique dès que les températures chutent.
Le SkyNomad N70 reste un SUV à prolongateur d’autonomie, mais Xiaomi veut qu’il puisse être utilisé comme un électrique au quotidien. Le N70 Pro annonce 351 km d’autonomie électrique avec sa batterie de 52 kWh, et 1 351 km au total avec le moteur thermique. Xiaomi indique aussi 5,7 l/100 km en batterie déchargée selon le cycle WLTC.

Le N70 Max va encore plus loin : deux moteurs, transmission intégrale, 310 kW (422 ch), 0 à 100 km/h en 5,5 secondes et 190 km/h en pointe. Surtout, Xiaomi revendique 505 km en électrique et 1 461 km d’autonomie combinée.

Attention toutefois : les 351 et 505 km sont annoncés selon le cycle chinois CLTC, nettement plus favorable que le WLTP utilisé en Europe. Il ne faut donc pas lire ces valeurs comme l’autonomie que l’on obtiendrait lors d’une homologation européenne.
Xiaomi insiste énormément sur les usages familiaux du SkyNomad N70 : grand coffre, plancher plat, sièges modulables, réfrigérateur de 9 litres, écran arrière de 21,4 pouces et même des configurations pensées pour les week-ends en camping. La marque montre le SUV chargé de matériel, installé au bord d’un lac ou transformé en espace où les enfants peuvent dormir et jouer.

Le soin apporté à l’audio est particulièrement révélateur du positionnement. La version de base dispose déjà de 14 haut-parleurs avec un caisson de 200 mm et des haut-parleurs intégrés aux appuie-têtes. La version Max passe au système Xiaomi StarStream développé en interne : 25 haut-parleurs, architecture 4.1.4 et jusqu’à 4 890 W en crête. Xiaomi affirme avoir consacré plus de 1 440 heures à son réglage.

Et Xiaomi vise assez ouvertement la Tesla Model Y. La marque la prend déjà comme référence pour le coffre : elle annonce 1 203 litres en configuration cinq places, soit selon elle 1,5 fois le volume du Model Y, puis 2 425 litres sièges rabattus. Ce N70 semble donc moins chercher le terrain du SUV sportif que celui de la voiture familiale polyvalente : beaucoup d’espace, du confort, du multimédia et des usages loisirs/camping.
Xiaomi insiste sur l’aménagement du N70. Malgré un gabarit plus raisonnable que celui du N90, le SUV profite d’un plancher presque totalement plat sur 2,58 m de long et d’une surface utile de 4,01 m². Cinq longs rails permettent de déplacer les sièges et certains éléments de l’habitacle, avec jusqu’à 1,56 m de débattement. Les sièges avant peuvent notamment être massants, pivotants ou « zéro gravité », tandis que la console centrale coulissante peut se transformer en petite table.

À l’arrière, Xiaomi annonce jusqu’à 1,41 m d’espace aux jambes lorsque la banquette est reculée au maximum, soit 50 % de plus que sur des véhicules de dimensions comparables. La marque va jusqu’à affirmer que l’espace disponible dépasse celui d’un Rolls-Royce Cullinan.

Le coffre est lui aussi énorme : 1 203 litres en configuration normale d’après la présentation, soit 1,5 fois le volume annoncé par Xiaomi pour un Model Y. Banquette rabattue, le volume grimpe à 2 425 litres, avec la possibilité de charger jusqu’à 38 valises cabine de 20 pouces selon la marque.

Xiaomi passe maintenant à l’automobile avec sa nouvelle famille SkyNomad, construite autour de l’architecture Kunlun. Le premier modèle présenté, le SkyNomad N90, est un très grand SUV à prolongateur d’autonomie que Xiaomi décrit presque comme une « maison sur roues » : il peut servir de véhicule familial, professionnel ou de camping, avec un habitacle modulable.

Le N90 assume des dimensions très chinoises : 5,285 m de long, 1,998 m de large et 1,825 m de haut, avec 3,08 m d’empattement. Il existe en cinq ou sept places. Sa version Max associe deux moteurs électriques pour 310 kW, soit environ 422 ch, à une batterie de 76 kWh et un moteur essence 1,5 litre utilisé comme prolongateur d’autonomie. Xiaomi annonce jusqu’à 1 700 km d’autonomie totale lors de sa présentation.

Le SkyNomad N70 est beaucoup plus intéressant à regarder avec des yeux européens. Ça reste un gros SUV, mais il descend à 4,96 m de long pour 1,998 m de large, avec un empattement de 2,95 m. Il est donc 32,5 cm plus court que le N90 et se limite à cinq places. On reste sur le gabarit d’un grand SUV vendu chez nous, plutôt que sur celui d’un mastodonte de plus de 5,28 m.

Deux configurations sont prévues. Le N70 de base reçoit un moteur électrique de 210 kW et une batterie LFP de 52 kWh. Le N70 Max passe à deux moteurs, 310 kW au total, et une batterie de 76 kWh. Dans les deux cas, le moteur essence 1,5 litre sert de générateur.

Xiaomi travaille aussi beaucoup le style : proportions plus dynamiques que sur le N90, pavillon légèrement fuyant, montant D incliné, rétroviseurs sans cadre et LiDAR intégré dans une petite excroissance sur le toit. La marque annonce même jusqu’à 624 mètres de portée pour ses phares Dragonfly.

Bref, le N90 montre jusqu’où Xiaomi veut aller sur le SUV familial XXL, tandis que le N70 ressemble déjà davantage à un modèle susceptible d’avoir du sens en Europe. Et ce dernier est probablement le plus intéressant à surveiller si Xiaomi compte réellement adapter sa gamme automobile à nos routes.

La Xiaomi Pad 9 Pro Max est commercialisée en Chine à 4 799 yuans en 8 + 256 Go, soit environ 615 euros. La version 12 + 256 Go passe à 5 299 yuans, environ 680 euros, et la 16 + 256 Go à 5 799 yuans, environ 745 euros.

Pour davantage de stockage, Xiaomi demande 6 099 yuans pour 12 + 512 Go, soit environ 780 euros, et 6 599 yuans pour 16 + 512 Go, environ 845 euros. Les versions avec écran mat montent à 6 899 yuans en 16 + 512 Go, environ 885 euros, et 7 899 yuans en 16 Go + 1 To, soit un peu plus de 1 010 euros.
Comme pour le Xiaomi 18 Fold, ce sont des conversions des prix chinois au taux actuel, pas des tarifs français.
Fonction assez rare sur une tablette : la Xiaomi Pad 9 Pro Max prend en charge le DP-IN via USB-C. Elle peut donc recevoir directement un signal vidéo et servir de second écran tactile pour un PC.

Xiaomi montre plusieurs usages : écran secondaire pour travailler, tablette graphique avec le stylet pour les créatifs, ou encore moniteur externe pour une console portable. L’intérêt est que l’affichage ne dépend pas d’une diffusion sans fil : la tablette reçoit directement le flux vidéo.

À côté de ça, Xiaomi annonce une batterie de 12 000 mAh, jusqu’à 3,9 heures de jeu en 3,2K à 120 i/s avec interpolation, et encore 34 % de batterie après huit heures de travail intensif. La tablette tourne sous HyperOS 4, avec plusieurs apps adaptées à un usage proche du PC.
Xiaomi pousse très loin le positionnement « PC » de la Pad 9 Pro Max. Avec son Xring O3, la tablette atteint 5,61 millions de points sur AnTuTu. La marque affirme que ses performances CPU multicœurs se rapprochent de celles de puces pour ordinateurs, tandis que les scores GPU approcheraient ceux de l’Apple M5.

Xiaomi va même jusqu’à comparer les deux machines sur des usages concrets. Sur un fichier Excel contenant un million de lignes, la Pad 9 Pro Max égalerait selon la marque la vitesse d’un ordinateur portable équipé d’une puce M5. L’export d’un PowerPoint de 1 000 pages en PDF serait également comparable à celui d’un PC.

La tablette reçoit aussi un système de refroidissement amélioré : Xiaomi annonce 11 % de capacité de dissipation supplémentaire et jusqu’à 11 °C de moins au niveau de la puce. Elle mesure 5,67 mm d’épaisseur et pèse 645 g.
Xiaomi ajoute une édition spéciale « céramique » du Xiaomi 18 Fold, proposée uniquement en 16 Go + 1 To. Elle est limitée à 1 500 exemplaires et affichée à 15 999 yuans en Chine, soit environ 2 050 euros au taux de change actuel.

Là encore, il s’agit d’une simple conversion du tarif chinois, et non d’un prix français.

Le Xiaomi 18 Fold est lancé en Chine à 10 999 yuans pour la version 12 Go + 256 Go, soit environ 1 410 euros au taux de change actuel. La version 12 + 512 Go passe à 11 999 yuans, environ 1 540 euros, tandis que le modèle 16 + 512 Go atteint 12 999 yuans, environ 1 670 euros. Enfin, la version 16 Go + 1 To avec LPDDR6 coûte 14 999 yuans, soit environ 1 925 euros.

Attention : ce sont uniquement des conversions des prix chinois. Il ne s’agit pas des prix français, qui pourraient être sensiblement plus élevés en cas de commercialisation en France, notamment avec la TVA et le positionnement tarifaire européen.

Les précommandes sont ouvertes en Chine, avec une commercialisation prévue le 10 septembre.
Xiaomi insiste sur un point délicat pour ce type d’appareil : intégrer un vrai système photo sans épaissir le module. Le Xiaomi 18 Fold embarque un triple appareil photo, avec un capteur principal de 200 mégapixels et un téléobjectif périscopique Leica 3,5x. La marque met en avant une grande plage dynamique, la possibilité de recadrer fortement les clichés et un rendu qui resterait détaillé sur le grand écran interne.

Le format pliable est aussi utilisé pour la prise de vue. L’écran peut servir de grand viseur presque plein écran, tandis que l’autre écran affiche un retour en direct pour la personne photographiée. Xiaomi permet aussi de prendre des photos tout en consultant autre chose grâce au multitâche en écran partagé.

Avec ce système, Xiaomi veut clairement éviter le compromis photo souvent associé aux pliables fins. Le constructeur présente le Xiaomi 18 Fold comme un modèle capable de rivaliser avec les smartphones haut de gamme classiques sur ce terrain.
Le Xiaomi 18 Fold embarque le Xring O3, avec ses 24 milliards de transistors, son CPU à 10 cœurs, son GPU à 16 cœurs et son NPU. Xiaomi annonce aussi l’intégration de LPDDR6 développée avec CXMT, présentée comme une première en production de masse pour une mémoire chinoise de ce type.

La marque insiste sur les performances qui tiennent dans le temps. Après une heure de jeu, Xiaomi affirme maintenir un niveau de performances élevé avec une température inférieure. Même discours pour le multitâche : diffusion vidéo dans une fenêtre flottante, prise de notes ou visioconférence en écran partagé doivent profiter d’une consommation et d’une chauffe réduites.

Malgré son format compact, le Xiaomi 18 Fold intègre une batterie de 6 000 mAh avec deux cellules empilées. Xiaomi revendique une densité volumique de 920 Wh/L et compare directement son autonomie à celle de smartphones classiques comme l’iPhone Pro Max.
Xiaomi met enfin en avant la connectivité, avec une réception améliorée dans les différentes positions du téléphone et une itinérance annoncée dans plus de 220 pays auprès de plus de 20 opérateurs. Ce qui signifie qu’il y a un espoir pour la France !
Xiaomi dit avoir mené plus de 80 000 tests de chute sur plus de 1 500 appareils. Ces essais auraient conduit à 492 modifications de conception sur le Xiaomi 18 Fold.

L’une des principales évolutions concerne l’écran interne, avec une structure UTG à double couche. Xiaomi utilise une première couche de verre ultra-fin de 50 micromètres, puis une seconde de 30 micromètres. La marque annonce un gain de 29 % en résistance grâce à cette deuxième couche.

La couche tactile a également été revue. Xiaomi a remplacé les matériaux rigides utilisés auparavant par un matériau organique flexible dont la capacité d’élongation aurait été multipliée par six. L’objectif est surtout de limiter les dommages localisés après une chute, notamment l’apparition de taches noires sur la dalle.
Xiaomi affirme ainsi avoir porté la résistance aux chutes de ce pliable au niveau de celle d’un smartphone classique.
Le Xiaomi 18 Fold adopte une nouvelle génération de charnière Dragonbone. Xiaomi évoque un mécanisme à trois étapes qui forme une pliure en goutte d’eau afin de mieux protéger l’écran interne. Le châssis utilise aussi un alliage d’aluminium renforcé et du Xiaomi Shield Glass 3.0 à l’avant comme à l’arrière.

La marque dit avoir voulu rapprocher la fiabilité de ce pliable de celle d’un smartphone classique. Pour cela, elle a simulé les chutes sous 253 angles, dans plusieurs positions, puis effectué 12 180 simulations au total afin d’identifier 178 angles considérés comme à risque.

Ces simulations ont ensuite été reproduites physiquement. Xiaomi indique avoir utilisé un système de capture 3D et deux caméras capables de filmer jusqu’à un million d’images par seconde, afin d’observer des déformations aussi faibles que 0,01 mm lors d’un impact.

Xiaomi a revu le multitâche du Xiaomi 18 Fold pour son grand écran. Trois applications peuvent s’afficher côte à côte, et la marque indique qu’il est possible d’aller jusqu’à six applications simultanément, avec en plus une fenêtre flottante.

Xiaomi met aussi en avant Super Xiao Ai Inspiration Ball. L’utilisateur peut pointer un élément affiché à l’écran puis poser une question, demander un itinéraire ou encore modifier une photo avec une simple instruction.

La marque vise également les usages professionnels : consultation de présentations et de documents, retouche d’images ou encore montage vidéo. Xiaomi présente clairement ce grand écran comme un outil de travail autant que de divertissement.
Xiaomi insiste beaucoup sur l’ergonomie du Xiaomi 18 Fold. Malgré son petit écran externe de 5,38 pouces, son format plus large permettrait d’afficher davantage de texte qu’un smartphone classique de 6,9 pouces. Le clavier serait aussi 8 % plus large, avec l’idée de faciliter la saisie et de limiter les erreurs. La marque affirme également que l’essentiel de l’écran reste accessible au pouce à une main.


Une fois ouvert, son écran de 7,58 pouces se rapproche davantage d’une petite tablette. Xiaomi affirme que son format réduit les zones perdues : jusqu’à 20 % de surface utile supplémentaire selon les contenus, et 15 % de mieux pour les vidéos 16:9 grâce à des bandes noires plus fines. Sur l’exemple montré pendant la conférence, 78,8 % de l’écran est occupé par la vidéo, contre 62,5 % sur un grand pliable traditionnel.

Xiaomi officialise le Xiaomi 18 Fold, un modèle qui cherche un compromis entre les grands Fold et les petits Flip. C’est le format paseport. La marque dit avoir lancé le projet il y a deux ans, avec 20 mois de développement, et le présente comme son smartphone le plus haut de gamme à ce jour.

Le choix du format est assez particulier : l’écran extérieur mesure 5,38 pouces et l’écran intérieur 7,58 pouces. Xiaomi utilise dans les deux cas un ratio √2:1, le même principe de proportions que les feuilles A4 et A5. L’idée est de conserver des proportions cohérentes lorsque l’appareil est ouvert ou fermé, notamment pour la lecture.

Les deux dalles profitent aussi de la technologie « Super Pixel » de Xiaomi. Le constructeur revendique une finesse comparable à celle d’un écran 2K, avec une consommation inférieure à celle d’une dalle 1,5K.

Xiaomi insiste surtout sur l’encombrement. Chaque moitié ne mesure que 5,02 mm d’épaisseur, pour 10,68 mm une fois le smartphone refermé. Le Xiaomi 18 Fold pèse 219 grammes, soit, selon Xiaomi, moins qu’un iPhone Pro Max. La marque compare même son gabarit à celui d’un passeport ou d’un petit appareil photo compact.

Xiaomi réaffirme sa volonté de développer ses propres puces sur le long terme. Le groupe a déjà investi plus de 21 milliards de yuans sur les 50 milliards prévus sur dix ans. Le Xring O3 entre désormais en déploiement commercial, tandis que les deux autres puces arriveront au premier semestre de l’année prochaine.
Le troisième composant, le Xring D1, est une puce en 3 nm destinée à la conduite intelligente. Elle embarque un CPU à 20 cœurs, 16 NPU et jusqu’à 160 Go de mémoire unifiée. Xiaomi affirme pouvoir y faire tourner localement des modèles allant jusqu’à 200 milliards de paramètres.
La seconde puce présentée s’appelle Xring O100. Xiaomi la décrit comme une puce d’accélération IA à haute bande passante, et met en avant une première mondiale : un accélérateur IA en 6 nm avec empilement 3D au niveau du wafer.

Le principe repose sur une technologie wafer-on-wafer, avec plusieurs wafers alignés puis assemblés avec une très grande précision, afin de passer d’une logique plane à une logique verticale. Xiaomi affirme que cette approche permet de contourner le “mur de la mémoire”, de favoriser une architecture de calcul near-memory et d’augmenter très fortement la densité des interconnexions verticales, avec plus de 2,58 millions de canaux. Le tout doit déboucher sur une bande passante très élevée, même si la marque n’avait pas encore déroulé tous les détails à ce stade de la présentation.
Ce qui revient souvent, c’est la comparaison avec Apple. Xiaomi confronte à plusieurs reprises le Xring O3 à l’Apple A19 Pro, aussi bien sur les performances que sur l’efficacité. Le constructeur affirme par exemple que le Xring O3 est le premier SoC mobile du marché compatible LPDDR6.

Il annonce aussi une latence d’accès à la mémoire ramenée à 82 nanosecondes, un niveau qui, selon lui, dépasse celui de l’A19. Pour y arriver, Xiaomi met en avant un important travail d’architecture interne, notamment sur le routage métallique et sur ce qu’il décrit comme des “data overpasses”, censés réduire encore la latence d’environ 15 nanosecondes.

Xiaomi défend par ailleurs une approche plus large que le simple NPU. Selon la marque, toute l’architecture du SoC a été pensée pour l’IA : CPU, GPU et autres blocs participent à l’accélération. C’est ce qu’elle appelle son architecture “all-in AI”. Dans cette logique, le Xring O3 ne doit pas seulement servir à afficher de gros scores, mais à soutenir l’ensemble des fonctions IA dans les appareils du groupe.

Lei Jun, fondateur de Xiaomi, passe tout de suite aux puces maison. Le groupe présente le Xring O3, son nouveau SoC haut de gamme développé en interne, aux côtés de deux autres puces. Xiaomi veut en faire la base matérielle de ses fonctions d’IA et de ses différents appareils. C’est intégration similaire aux puces Apple A et M.

Le Xring O3 compte 24 milliards de transistors, soit 26 % de plus que la génération précédente. Il est gravé en 3 nm et occupe une surface de 133 mm². Xiaomi insiste surtout sur le bond de performances : alors que le Xring O1 dépassait les 3 millions de points sur AnTuTu, le Xring O3 atteint 5,228 millions de points sous AnTuTu V11. Avec la récente version 12 du benchmark, Xiaomi annonce même 5,61 millions de points. Le constructeur le présente ainsi comme le processeur mobile le plus performant du moment, une affirmation qu’il faudra confronter aux tests indépendants.

Côté CPU, Xiaomi conserve une architecture à 10 cœurs, mais annonce un bond rarement observé d’une génération à l’autre. Sur Geekbench 6.5 en multicœur, le Xring O3 atteint 15 221 points, contre 9 509 points pour le Xring O1, soit environ 60 % de mieux. Xiaomi compare également son score aux 10 500 points de l’Apple A19 Pro. Au-delà des scores bruts, la marque annonce une baisse de 25 % de la consommation à charge faible ou intermédiaire.

Le GPU évolue encore davantage. Xiaomi annonce une partie graphique à 16 cœurs, avec 85 % de performances supplémentaires face à la génération précédente, tout en revendiquant une consommation réduite de 64 %. Sur le papier, le saut est donc massif, aussi bien côté CPU que GPU. Reste à voir comment ces chiffres se traduisent sur un smartphone, notamment sur la chauffe, les performances prolongées et l’autonomie.
Depuis 30 minutes, Xiaomi diffuser des vidéos en boucle.


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Un 18 Fold, évidemment
Sur le 18 Fold, une bonne partie des caractéristiques a déjà fuité, teasers officiels à l’appui. Xiaomi l’a même exposé durant l’IFA 2026, sa première participation au salon de Berlin.

L’appareil adopte un format « mid-fold » : écran externe de 5,38 pouces, dalle interne de 7,58 pouces une fois dépliée. À l’intérieur, on retrouve le Xring O3, de la mémoire LPDDR6 (parmi les tout premiers smartphones à l’embarquer) et un triple capteur photo signé Leica.
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Xiaomi ajoute une charnière « Dragon Bone » et sa surcouche Surge OS 4. On a d’ailleurs pu approcher le pliable avant l’heure, et Xiaomi l’avait montré à Berlin quelques jours avant la Chine, histoire de couper l’herbe sous le pied d’Apple et de son futur pliable.
Le Xring O3, vraie tête d’affiche
Xiaomi ne lance pas qu’un smartphone. Le groupe pousse sa puce maison, le Xring O3, gravée en 3 nanomètres. Xiaomi revendique un score de 5,22 millions de points sur AnTuTu, un outil de mesure de performances : du jamais-vu, quand le meilleur Snapdragon du moment plafonne autour de 4 millions.

Prudence, ces chiffres viennent du fabricant, dans des conditions qu’on ne connaît pas. Mais l’intention est claire. Concrètement, Xiaomi veut réduire sa dépendance à Qualcomm sur le haut de gamme, comme Apple l’a fait avec ses puces maison. C’est déjà ce Xring O3 qui avait battu un record sur AnTuTu.
Aussi au programme : tablette, SUV et fuites
Le 18 Fold ne monte pas seul sur scène. Plusieurs produits sont attendus dans la foulée :
- la Xiaomi Pad 9 Pro Max, une tablette de 13 pouces qui sert aussi d’écran externe pour un PC et de moniteur de jeu, face aux iPad Pro et aux tablettes Samsung ;
- une édition transparente du Xiaomi 18, un classique très attendu des fans de la marque, ainsi que le Xiaomi 18 Pro et le Xiaomi 18 Ultra ;
- côté auto, l’imposant SUV électrique Sky Nomad N90 et ses sièges avant pivotants à 180°, vitrine d’une gamme SkyNomad dont les caractéristiques ont déjà été annoncées.
Xiaomi promet plus de 1 500 km d’autonomie grâce à sa technologie hybride à prolongateur d’autonomie.
Pour aller plus loin
Xiaomi Pad 9 Pro Max : la tablette 13 pouces qui veut aussi être votre écran PC et moniteur de jeu
D’autres points sont à confirmer en direct. Des fuites évoquent un Xiaomi 18 Pro Max avec double capteur de 200 mégapixels et puce gravée en 2 nanomètres.
Pour aller plus loin
Le gouvernement chinois vend la mèche et dévoile les caractéristiques des futurs monstres de Xiaomi : SkyNomad N70 et N90
Pour suivre ça en direct, vous retrouvez notre live ici, et le plus intéressant se jouera côté silicium. Si le Xring O3 tient ses promesses en dehors des benchmarks, Qualcomm aura un concurrent de plus à surveiller. On saura dès 13 h ce que Xiaomi confirme vraiment.