Sale temps pour l’escargot. Frédéric Marcouyoux, éleveur en Bourgogne, fait craquer sous ses pieds un tapis de coquilles vides, grillées par l'énième canicule de cet été. « On est en première ligne du changement climatique. » « C’est un désastre. Tout le revenu est par terre », explique le patron de La Ferme au gré du temps, en parcourant son parc de 1 300 m² installé au beau milieu des champs, à Villecomte (Côte-d’Or). Il y élève 200 000 escargots par an : « en année normale ! », précise-t-il. Car, « cette année, ça sera 100 000 qui survivront, et encore… » « L’escargot est une éponge. Il lui faut de l’humidité. C’est déjà un élevage difficile à faire en temps normal mais, dès qu’il fait chaud et sec, on a de la mortalité », explique-t-il.