Des scellés recyclés, revalorisés ou donnés. La justice adopte progressivement le principe de la seconde vie des objets. Au tribunal judiciaire de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, de la joaillerie, des vêtements de luxe et bon marché, des smartphones, de l’outillage, des armes et même un saxophone s’amoncellent au service des pièces à conviction. Loin d’être un cas isolé, la problématique de désengorgement des espaces de stockage concerne bon nombre de juridictions à travers la France. Face à cette situation, dès 2017, le tribunal judiciaire de Reims, dans la Marne, a décidé de faire don de biens mal acquis à des associations. Depuis, la bourse aux “bonnes pratiques”, mise en place en 2021 sous l’impulsion du garde des Sceaux de l’époque, Éric Dupond-Moretti, a permis de répertorier ce type d’initiatives et de les partager. D’autres tribunaux ont emboîté le pas à l’instance rémoise : ceux de Castres (Tarn), de Bordeaux (Gironde) ou encore de Rennes (Ille-et-Vilaine).