Arrivés à Malaga, les huit dauphins de Marineland restent au cœur des inquiétudes des ONG

Arrivés à Malaga, les huit dauphins de Marineland restent au cœur des inquiétudes des ONG

Dans un communiqué, Marineland assure que « le transport s’est passé en toute sécurité ». Le parc antibois précise que les animaux sont désormais suivis à Malaga par « les équipes vétérinaires et animalières espagnoles et françaises », chargées de leur acclimatation.

Mais pour les associations, une question reste sans réponse : comment vont réellement les dauphins après ce déplacement et la séparation de certains groupes ? « On ne sait pas comment ils vont, s’ils mangent, s’ils jouent… Pourquoi le gouvernement français ne dit pas comment ils vont ? », interroge Christine Ringuet, de Tilikum’s Spirit.

Lua séparée de sa mère, de sa grand-mère...

Une situation inquiète particulièrement les ONG, c’est celle de concernant Lua, âgée de 6 ans, séparée de sa mère Nala, de sa grand-mère Malou et de sa proche congénère Oli, restées à Marineland avant leur éventuel transfert ultérieur.

« Elle est toute seule », déplore Muriel Arnal, présidente de One Voice, qui évoque le risque d’un fort stress lié à la rupture de ces liens sociaux. Les ONG craignent notamment que certains animaux refusent de s’alimenter ou présentent des signes de mal-être, même si aucun élément vétérinaire officiel n’a pour l’instant été communiqué.

Malaga, une étape provisoire avant Beauval

Depuis l’annonce du transfert, Marineland a toujours présenté le séjour des huit dauphins à Selwo Marina comme une étape temporaire, dans l’attente de leur accueil au ZooParc de Beauval, où un centre d’études, de recherche scientifique et de sauvegarde pour dauphins est en projet. Le parc antibois a par ailleurs confirmé que les cétacés ne participeront pas à des spectacles au Selwo Marina de Malaga, un parc appartenant au même groupe que Marineland, Parques Reunidos. « Oui, confirme Muriel Arnal, les dauphins sont juste stockés en attendant Beauval avec qui Marineland a un accord... »

Pour les ONG, le transfert à Malaga ne marque donc pas la fin de leur mobilisation. Elles continuent de contester le projet de Beauval, qu’elles considèrent comme la création d’un nouveau delphinarium en France, tout en demandant davantage de transparence sur le suivi des dauphins durant cette période de transition.