« C’est décourageant » : un bélier reproducteur coûtant 1.000 € tué lors d’une nouvelle attaque attribuée au loup, sa présence confirmée dans plusieurs communes du pays de Herve et à Verviers

« C’est décourageant » : un bélier reproducteur coûtant 1.000 € tué lors d’une nouvelle attaque attribuée au loup, sa présence confirmée dans plusieurs communes du pays de Herve et à Verviers

Une meute de loups a fait son apparition dans les bois de la Louveterie et de la Gileppe en région verviétoise : découvrez les premières images des louveteaux avec leurs parents (vidéo)

Un couple de loups et ses petits sont désormais installés dans les bois de la Louveterie et de la Gileppe. Les attaques sur les troupeaux se multiplient, mais le SPW se veut rassurant.
Une nouvelle meute présente sur notre territoire.
Une nouvelle meute présente sur notre territoire. - D.R.
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Par Rémi Mastromonaco Publié le 12/08/2026 à 16:20

Ce n’est désormais plus un loup solitaire qui rôde dans les forêts de la région verviétoise, mais bien une meute. Le Service public de Wallonie (SPW) confirme la présence d’un couple et de ses petits dans les bois de la Louveterie et de la Gileppe en région verviétoise. Le lieu précis de leur tanière reste inconnu, mais celle-ci n’est plus utilisée par les louveteaux nés au début du mois de mai.

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Cette présence se fait davantage sentir sur le terrain, notamment du côté de Verviers, Dison, Baelen, Theux, Thimister-Clermont, Limbourg ou encore Jalhay. Depuis le début de l’année 2026, des attaques de moutons ont été constatées dans les villages voisins, notamment à la Fermette d’Heusy, avec une forte augmentation ces dernières semaines annonce le SPW. Une évolution qui inquiète les éleveurs et les propriétaires de petit bétail.

« Il faut faire le dos rond »

« La naissance des jeunes explique en partie cette recrudescence. Les adultes doivent désormais se nourrir, mais aussi alimenter leurs petits, ce qui augmente temporairement les besoins de la meute. Cela ne signifie pas que la meute va grandir indéfiniment. Les jeunes quittent généralement leur groupe familial vers l’âge d’un an et demi pour rechercher leur propre territoire. Ce type d’attaque sur des proies domestiques diminue lors de la deuxième année, lorsque les jeunes loups deviennent adultes et chassent seuls. Pour le moment, il faut faire le dos rond et attendre que cela se calme en automne », explique Alain Licoppe, responsable du Réseau Loup du SPW.

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Le loup reste surtout un prédateur opportuniste. Un mouton isolé ou protégé par une clôture insuffisante représente une proie plus facile qu’un chevreuil, un cerf ou un sanglier. Ces attaques ne signifient donc pas que l’animal perd sa crainte de l’homme : il recherche une nourriture accessible, principalement la nuit. « Pour les habitants, les promeneurs, les enfants et les mouvements de jeunesse, le risque demeure extrêmement faible. Les camps scouts ne sont pas menacés : les activités en groupe, souvent bruyantes, tendent même à éloigner l’animal », explique le SPW.

En cas de rencontre, le SPW recommande de rester calme, de ne pas courir ni s’approcher, de garder les enfants près de soi et les chiens en laisse, puis de s’éloigner tranquillement. Il ne faut jamais nourrir ou attirer un loup. Toute observation ou suspicion d’attaque peut être signalée au Réseau Loup au 081/626.420. Pour le petit bétail, la priorité reste le renforcement des clôtures, notamment par électrification. Natagriwal met à disposition du matériel pour les éleveurs qui souhaiteraient sécuriser leur enclos au mieux pour diminuer le risque d’attaque.