Condamnation de Grégory Lenoci : ces deux agressions violentes qui ont rendu la peine plus sévère

Condamnation de Grégory Lenoci : ces deux agressions violentes qui ont rendu la peine plus sévère

Jeudi 20 août 2026, le tribunal correctionnel de Namur a rendu une décision attendue. La justice devait en effet se prononcer sur la peine de Grégory Lenoci, ce Jambois accusé d'avoir voulu tuer son voisin, Marc P., qu'il soupçonnait d'agression sexuelle sur le jeune fils de sa compagne. Finalement, le tribunal a condamné Lenoci à 17 ans de prison.

Une peine qui a suscité de vives réactions, notamment dans la salle d'audience du tribunal, des personnes présentes s'insurgeant devant une décision "honteuse" et en faveur des pédocriminels. Ces dix derniers jours, le sujet de cette condamnation a ainsi beaucoup été débattu. Mais cette peine est-elle vraiment démesurée, comme certains le pensent ?

Nos confrères de RTL Info se sont procurés des documents exclusifs qui témoignent du passé judiciaire de Grégory Lenoci, que les magistrats ont évidemment pris en compte dans leur décision. Dans le jugement rendu le 20 août, la notion de récidive a été mise en avant, ainsi que le caractère impulsif et violent du quadragénaire.

RTL Info dévoile ainsi les deux agressions qui ont conduit Grégory Lenoci à passer par la case prison, avant la tentative d'assassinat sur Marc P en juillet 2025.

Les antécédents judiciaires de Grégory Lenoci

La première date d'août 2018 et s'est déroulée dans un café à Gembloux. Nos confrères rapportent les propos d'un témoin de l'incident, dont ils ont pu lire la retranscription de l'audition : "Lenoci a foncé sur lui (le propriétaire du café, ndlr) et a commencé à le rouer de coups, peut-on lire dans la retranscription de l'audition du 28 novembre 2018. Il lui gueulait dessus pour se défouler. La scène a duré trois à quatre minutes. Après cela, un quidam est intervenu pour les séparer". Ensuite, le Jambois aurait, toujours selon ce témoignage , "balancé sur la vitrine" un verre de bière à moitié rempli, et tapé avec un tabouret sur la vitre ainsi que sur les machines de jeux installées dans l'établissement, qui a "été saccagé". Suite à cet événement violent, le propriétaire du café a remis son commerce, signale le document. Grégory Lenoci a écopé de deux ans de prison pour ces faits de violence.

En juillet 2020, alors qu'il se trouve à la prison de Dinant, Lenoci agresse à nouveau quelqu'un. Il s'agit cette fois d'un co-détenu, sourd et muet. "Le prévenu Grégory Lenoci porte de nombreux coups à Jean-Marc L. La victime ne riposte à aucun moment. Le prévenu continue de porter des coups alors que Jean-Marc L. est tombé au sol, et ce jusqu'à ce qu'un autre détenu vienne les séparer. La victime se rend alors à la grille pour demander de l'aide aux gardiens. Grégory Lenoci revient vers la victime par-derrière, lui porte un coup de pied puis une nouvelle série de coups", indique le document consulté par RTL Info. Cette agression avait pour circonstance aggravante qu'elle a suscité une incapacité chez la victime. Lenoci, qui récidivait donc, a alors été condamné à 18 mois de prison.

Comme l'explique à nos confrères Henri Laquay, avocat spécialiste en droit pénal, les antécédents de violence de Grégory Lenoci ont été pris en compte dans le jugement de la tentative d'assassinat sur Marc P.. La décision des magistrats s'en trouve donc plus sévère car ils peuvent "se dire que la personne n'a pas encore compris que les faits de violence n'ont pas leur place dans notre société", souligne Henri Laquay.

Comme la DH le révélait le 27 août, Grégory Lenoci va faire appel de sa condamnation à 17 ans de prison, mais avec un nouvel avocat. En effet, il a décidé de ne plus se faire représenter par Me Etienne Gras, et c'est donc Me Michel Degrève qui a repris son dossier.