Feu vert européen pour le rachat à 110 milliards de dollars de Warner par Paramount

Feu vert européen pour le rachat à 110 milliards de dollars de Warner par Paramount

L'Union européenne a donné mercredi son feu vert sous conditions à l'acquisition par le conglomérat américain Paramount Skydance du studio hollywoodien Warner Bros Discovery (WBD), une importante étape réglementaire pour cette opération géante.

Cette méga-acquisition, qui valorise WBD autour de 110 milliards de dollars, dette comprise, a reçu l'onction de Bruxelles grâce à des engagements pris par l'acquéreur pour préserver la concurrence sur le marché européen du cinéma.

Ces engagements résolvent entièrement les problèmes de concurrence identifiés par la Commission."

Paramount a promis de se retirer dans les treize mois qui suivront le rachat de la société de distribution internationale de films UIP.

Le rachat de Warner Bros par Paramount visé par une nouvelle offensive : les scénaristes américains saisissent la justice

Le groupe détient conjointement avec son concurrent Universal Pictures ce distributeur de films basé à Londres, ce qui nourrissait des craintes pour les exploitants de cinéma.

En donnant à UIP la main sur les œuvres produites par Warner, en plus de celles de Paramount et d'Universal, le rachat "aurait conduit à des conditions de distribution et de location dégradées pour les opérateurs de cinéma, au détriment des consommateurs", a expliqué la Commission.

Cependant, le retrait annoncé de Paramount, accompagné d'autres concessions (comme le renoncement à pactiser à nouveau avec Universal pendant dix ans), a permis d'apaiser les inquiétudes de l'exécutif européen." Ces engagements résolvent entièrement les problèmes de concurrence identifiés par la Commission, en garantissant que les films du groupe fusionné ne seront pas distribués conjointement avec ceux d'Universal ou de Disney", souligne Bruxelles.

Le vrai combat derrière le rachat de Warner ne se joue pas qu'à Hollywood

Un rachat encore loin d'être bouclé

Le ministère américain de la Justice a de son côté déjà donné son feu vert à ce rapprochement. Mais l'opération reste soumise au feu vert du Royaume-Uni, qui pourrait s'avérer plus compliqué à obtenir.

Et surtout, une douzaine d'Etats américains, emmenés par la Californie (où les studios de Hollywood génèrent de nombreux emplois), contestent en justice cette prise de contrôle, estimant qu'elle pose un risque pour la libre concurrence et les consommateurs.

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