France: l'association e-Enfance alerte sur les dangers potentiels liés à la plateforme Discord
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé ce mercredi le Kids Act, un projet de loi pour limiter l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux et autres plateformes en ligne. Objectif : les protéger de leurs effets néfastes. Parmi les risques, les sollicitations à caractère sexuel. C'est dans ce contexte qu'en France, l'association e-Enfance alertait cette semaine sur les dangers liés à la plateforme Discord, décrite comme un véritable « terrain de chasse de mineurs ».
Publié le : 17/09/2026 - 19:10
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Ils sont 200 millions à se connecter sur la plateforme chaque mois. Discord est une plateforme appréciée par les jeunes. Beaucoup échangent par exemple sur leur passion du jeu vidéo. Et certains utilisateurs adultes profitent de leur présence en ligne.
« Ils vont les exposer à des contenus violents, à des contenus pornographiques, à des contenus pédocriminels de manière à ce que leur seuil de tolérance à la violence baisse », explique Véronique Béchu, la présidente de l’observatoire e-Enfance.
Lorsque la sidération de l’enfant s’estompe, les utilisateurs malveillants « passent à l’étape suivante ». « Ils vont demander à des jeunes filles de s’introduire des objets tranchants dans le vagin. Ils vont demander à des enfants d’ingérer des produits toxiques qui vont les empoisonner. »
Discord tarde à mettre en place un système de vérification d'âge
L’association signale régulièrement à Discord ce genre de contenus, mais seulement un tiers d’entre eux sont supprimés par la plateforme.
« Ils avaient annoncé la mise en place d’un mécanisme de vérification d’âge en fin d’année dernière début 2026, ça a été reporté à fin d’année voire début de l'année prochaine. »
E-Enfance a adressé une note à l’Arcom, le gendarme de l'audiovisuel et du numérique en France. L'association espère aussi que la dangerosité de cette plateforme sera reconnue par l'Union européenne, comme pour TikTok l'été dernier. Le réseau social s'était vu ordonner de mieux protéger ses mineurs.
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