La production de vin au plus bas en France, c’est même l’une des pires années de ces trois dernières décennies
D’après les premières estimations, publiées lundi par le ministère de l’Agriculture, la production viticole en France devrait passer sous la barre des 34 millions d’hectolitres cette année.
La production viticole en France devrait passer sous la barre des 34 millions d’hectolitres cette année, soit une baisse de 6 % par rapport à 2025 et de 17 % par rapport à la moyenne de la période 2021-2025, en raison notamment des canicules à répétition qui ont marqué l’été. Un hectolitre équivaut à 100 litres, soit 133 bouteilles de vin standard.
D’après les premières estimations, publiées lundi par le ministère de l’Agriculture, 2026 devrait être l’une des pires années en termes de production viticole de ces trois dernières décennies. Cette chute de la production s’explique également par une réduction des surfaces cultivées et par la grande sécheresse qui a affecté le pays.
"Un potentiel de récolte plus élevé"
Ce serait la troisième récolte de vin médiocre consécutive pour la France, deuxième producteur mondial de vin après l’Italie, après les faibles rendements de 2024 et 2025. "Les conditions de début de campagne étaient pourtant favorables. La recharge printanière en eau des sols, le bon développement des grappes et la faible pression des maladies avaient initialement laissé entrevoir un potentiel de récolte plus élevé", note le ministère dans un communiqué.
"Les conditions chaudes et sèches de l’été ont toutefois dégradé ce potentiel. Les précipitations tardives ont localement atténué les effets de la sécheresse, mais leur impact sur le volume total au niveau national resterait limité", ajoute-t-il.
Le Languedoc-Roussillon, premier bassin viticole français, devrait enregistrer, pour sa part, une hausse de 5 % par rapport à la faible récolte de l’année dernière grâce à de meilleurs rendements, même si la production reste inférieure de 8 % à la moyenne sur cinq ans.
De fortes disparités selon les régions
Dans le Bordelais, où les pluies de fin août ont contribué à atténuer les effets de la sécheresse, la production sera là aussi en hausse de 5 % par rapport à la faible récolte de 2025, tout en restera bien en deçà (-11 %) de sa moyenne sur cinq ans.
La production en Champagne devrait, en revanche, être inférieure de 49 % à celle de 2025 et de 47 % à la moyenne sur cinq ans. En Bourgogne-Beaujolais, la baisse devrait être d’un tiers aussi bien d’une année sur l’autre que par rapport à la moyenne quinquennale.